Actualisé 10.07.2013 à 08:47

TurquieLes touristes bronzent au milieu des tensions

Depuis la fin mai, les habitants des grandes villes turques descendent massivement dans les rues pour protester contre le gouvernement Erdogan.

Depuis la fin mai, les habitants des grandes villes turques descendent massivement dans les rues pour protester contre le gouvernement Erdogan. Des manifestations qui ne sont pas sans conséquences sur les affaires des voyagistes helvétiques. Les touristes sur place, par contre, ne sont que peu impactés.

«Les principales attractions touristiques d'Istanbul sont situées dans la vieille ville, qui ne se trouve pas à proximité directe de la place Taksim ou du parc Gezi», explique à l'ats Anja Dobes, la porte-parole d'Hotelplan Suisse. Les visiteurs ont accès sans autre à ces curiosités.

La zone située autour de la principale artère marchande de la mégalopole, l'avenue Istiklal, est par contre sujette à quelques restrictions. Elle se situe en effet non loin du lieu où se sont déroulées les principales échauffourées. Reste que le seul endroit réellement inaccessible aux touristes est la place Taksim, souligne le porte-parole de Kuoni Julian Chan.

Eviter les attroupements

Les tours-opérateurs se contentent donc de relayer les recommandations du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) destinées aux voyageurs: éviter les attroupements de personnes et se conformer aux directives des autorités locales.

Pour l'heure, le DFAE ne déconseille pas aux touristes de se rendre en Turquie. Il n'empêche que les tensions dans ce pays laissent des traces dans le carnet de commandes des tours-opérateurs. La demande pour les séjours à Istanbul s'est nettement contractée depuis le début des émeutes. «Par rapport à l'année passée, nous constatons un recul à deux chiffres», souligne la porte-parole d'Hotelplan.

Le voyagiste de Migros a par ailleurs dû annuler une vingtaine de vols à destination de la grande ville en raison des affrontements sanglants. Mais dans l'ensemble, peu de clients ont contacté l'entreprise afin de se renseigner sur la situation en Turquie, précise Anja Dobes.

Chez Kuoni aussi, les tensions stambouliotes ont des retombées négatives à court terme sur la demande. Julian Chan se réjouit néanmoins du fait qu'aucun client n'a exigé un changement de destination. Par ailleurs, la canicule estivale approchant, la saison des voyages à Istanbul arrive de toute façon à son terme.

Les plages turques en vogue

Pour les amateurs de vacances balnéaires, la vague de contestation populaire turque pose encore moins problème. Les plages les plus courues sont situées au sud du pays et près de Bodrum, des zones qui ne sont pas touchées par les échauffourées.

Les réservations pour ce type de voyages sont même plus nombreuses que l'an dernier chez Hotelplan, où une croissance à deux chiffres est évoquée. Du côté de Kuoni, on indique que les ventes de séjours en Turquie ont globalement augmenté de 10% par rapport à 2012 malgré le recul de la demande pour Istanbul. (ats)

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