Les toxicos sont accros au préau du collège Voltaire
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Les toxicos sont accros au préau du collège Voltaire

GENÈVE – Les dealers et les drogués sont toujours plus nombreux aux abords de l'établissement. La direction est en alerte.

Loin de s'améliorer, la situation a empiré, témoigne un professeur. Les dealers ne se contentent plus de venir la nuit dans la cour, mais ils sont déjà là en fin d'après-midi à l'entrée du parking sous-terrain.»

Le concierge, nouvellement arrivé, constate même que certains indésirables passent carrément la nuit dans le préau. Début août, pendant les vacances scolaires, «20 minutes» évoquait ce problème et une «faune» indésirable sévissant au collège Voltaire et alentours. Depuis rien n'a changé. Au contraire. Mardi dernier en fin d'après-midi une élève de 17 ans a été agressée physiquement par un dealer. En accord avec ses parents, et par crainte de représailles de l'assaillant, elle n'a pas déposé de plainte.

«Nous pensons que cela ne sert pas à grand-chose, confie son père. Nous avons toutefois contacté la direction du collège et envisageons, en accord avec celle-ci, de lancer une pétition. Cette situation ne peut plus durer.» Alertés, les responsables du Département de l'instruction publique (DIP) ont à leur tour fait part de leurs inquiétudes à la police. «On nous a promis une plus grande présence policière et une intensification des patrouilles», explique Claude Goldschmid, secrétaire adjoint du DIP. Une information confirmée par Philippe Cosandey, porte-parole de la police: «Nous allons également augmenter le nombre de contrôles. Cela dit, en cas d'agression physique, il est très important de déposer plainte.»

Didier Tischler

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