Actualisé 20.12.2009 à 19:42

Genève

Les TPG lorgnent sur le téléphérique

D'ici à deux ans, la ligne 8 verra son terminus déplacé au pied du Salève, à côté du départ de la benne. Prémonitoire?

de
Didier Tischler

«Tout est très ouvert. On veut être présents sur la région. Nous n'excluons rien.» Patrice Plojoux, président du Conseil d'administration des Transports publics genevois (TPG), ne fait pas taire une rumeur qui ne cesse de gonfler. Fin 2012, le mandat d'exploitation du téléphérique du Salève, confié à la société française Veolia, s'achèvera.

Selon nos sources, les TPG pourraient prendre le relais, seuls ou avec la collaboration d'une société française, comme c'est le cas pour les transports publics d'Annemasse. Pour Pierre-François Unger, ministre des Affaires régionales, «l'idée est à creuser». Sa collègue du Conseil d'Etat Michèle Künzler, en charge de la Mobilité, abonde dans le même sens.

Patron du Restaurant l'Horizon, situé au sommet du Salève, Jean-François Schlemmer verrait ce changement d'exploitant d'un très bon œil. «Actuellement, les fréquences ne sont pas assez nombreuses, déplore-t-il. En développant l'offre, on relancerait l'engouement qu'ont les Genevois pour «leur» montagne, qui serait ainsi mieux rentabilisée.»

Le maire de la commune voisine de Veyrier n'est ni pour ni contre. «La priorité, et nous nous en réjouissons, est d'effectuer les travaux routiers nécessaires à la liaison de la ligne 8 jusqu'au téléphérique, analyse Luc Malnati. Pour le reste, on verra bien.»

Actuellement, le Canton subventionne le Téléphérique du Salève à hauteur de 300 000 fr. par an. Jusqu'en 2012...

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