Milan (I): Les trains arrivent propres en Italie et repartent sales
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Milan (I)Les trains arrivent propres en Italie et repartent sales

Les rames des CFF sont prises d'assaut pas les graffeurs milanais. Ils auraient ainsi «une meilleure visibilité internationale».

par
atk
Les sprayeurs diffusent des photos de leurs oeuvres sur les réseaux sociaux.

Les sprayeurs diffusent des photos de leurs oeuvres sur les réseaux sociaux.

Les nombreux contrôles menés dans le métro par la police locale ont obligé les graffeurs milanais à s'attaquer à d'autres proies. En lieu et place des rames qui se trouvent sous terre, ils s'occupent maintenant des trains qui partent en direction de la Suisse. Souvent, ce sont les Cisalpini, qui circulent entre la gare centrale de la capitale lombarde et Zurich ou Genève, qui en font les frais.

D'après tio.ch/20minuti.ch, les dégâts sur les trains suisses ont coûté 5,6 millions de francs en 2016. Un chiffre qui est en augmentation d'après l'ex-régie fédérale, mais aucune statistique par région ou par ligne n'est disponible.

«Ces actes de vandalisme représentent une infraction pénale poursuivie par la justice. Sans compter que s'ajoute le danger de mort auquel les sprayeurs s'exposent en dépassant le périmètre de sécurité des gares (lignes à haute tension et autres convois qui circulent sur les voies)», explique Ottavia Masserini porte-parole des CFF.

Interrogée par «Il Corriere della Sera», l'experte du monde des graffiti Fabiola Minolette explique que le métro est l'objectif le plus intéressant pour les tagueurs, mais il est devenu trop dangereux. «Voilà pourquoi les actions des vandales se sont déplacées sur les convois suisses et particulièrement leur locomotive. Des trains étrangers qui garantissent une visibilité non seulement au niveau national, mais aussi au-delà de la frontière».

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