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MobilitéLes trams bernois sont les plus sûrs

Avec dix accidents graves entre 2010 et 2012, la capitale est la mieux lotie. Zurich et Genève sont en queue de classement. Explications.

par
dmz
Les trams genevois ont été impliqués dans 20 accidents graves entre 2010 et 2012.

Les trams genevois ont été impliqués dans 20 accidents graves entre 2010 et 2012.

A Genève, vingt cas ont été recensés, contre dix à Berne entre 2010 et 2012. Zurich, avec pas moins de 67 accidents graves (allant des cas nécessitant une hospitalisation de plus de 24 heures au décès), est la ville où le tram est le plus dangereux. En termes de kilomètres, cela représente un accident grave tous les 629'000 km à Genève contre 946'000 à Berne.

Ces chiffres ont été publié pour la première fois dimanche par nos confrères du «Matin Dimanche», qui ont obtenu des données de l'Office fédéral des transports (OFT) en vertu de la loi sur la transparence.

En comparaison, il est plus dangereux de croiser la route d'un tram que d'un trolleybus par exemple. Selon le dominical, ces derniers sont capables de s'arrêter plus vite en raison de leur poids moindre (un tram pèse 52 tonnes), permettant ainsi d'éviter 50% de collisions (avec des piétons, vélos ou voitures) à l'issue problématique.

Problème connu

L'OFT s'est déjà alarmé de la situation zurichoise. Pour tenter d'y remédier, les transports zurichois (VBZ) prévoient d'ajouter des LED à ces véhicules, afin que les piétons voient mieux un convoi qui démarre.

A Genève, les points noirs sont les zones «où l'attention baisse», selon le porte-parole des TPG Philippe Anhorn, qui cite notamment la rue de Carouge ou l'arrêt Molard. Pour lui, c'est surtout les cyclistes sans casques et les piétons trop pris par la musique qu'ils écoutent qui expliquent la différence entre Berne et la ville du bout du lac.

Pour les transports bernois, les explications sont ailleurs. Rolf Meyer, porte-parole de Bernmobil pense que ce sont les bonnes conditions de travail des chauffeurs qui expliquent le nombre assez bas d'accidents. En effet, les conducteurs bénéficient d'un horaire à la carte (ils peuvent choisir s'ils préfèrent travailler le matin ou le soir). Un coach est même disponible en cas de soucis. Une manière de faire que va bientôt adopter Zurich. A Genève, des audits et des enquêtes de satisfaction du personnel roulant sont régulièrement menés. Cette année, aucun accident grave n'a encore été recensé, termine «Le Matin Dimanche».

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