Actualisé

Révolution en LibyeLes troupes de Kadhafi à 160 km de Benghazi

Les forces libyennes fidèles au colonel Kadhafi se trouvaient jeudi à 160 km du fief rebelle de Benghazi et continuent «d'avancer» grâce à leur supériorité militaire.

«La situation évolue très vite (et ils sont) à 160 km de Benghazi à ce moment précis», a déclaré M. Burns, le directeur politique du département d'Etat américain, lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

«La situation est très évolutive mais ils avancent» grâce à leur supériorité militaire, a-t-il ajouté.

Le régime Kadhafi a affirmé jeudi que ses forces étaient aux portes de Benghazi, épicentre de l'insurrection dans l'Est, au moment où la communauté internationale est engagée dans une course contre la montre pour un vote à l'ONU destiné à freiner la répression de la rébellion.

Les forces loyales à Mouammar Kadhafi ont tenté de bombarder des positions de la rébellion à Benghazi, à un millier de km à l'est de Tripoli, a indiqué la rébellion, affirmant avoir abattu deux avions.

Il n'était pas possible dans l'immédiat de confirmer ces informations de source indépendante, alors que les forces fidèles au régime ont réussi dans leur contre-offensive à reprendre plusieurs villes ces derniers jours à coups de raids aériens et terrestres.

Des informations contradictoires ont été également annoncées au sujet de la ville de Misrata, à quelque 200 km à l'est de Tripoli. Le régime affirme que ses forces armées s'en sont emparées, mais un porte-parole de l'opposition à Misrata a démenti. (afp)

Washington redoute un retour au «terrorisme»

Les Etats-Unis redoutent que le colonel Kadhafi «renoue avec le terrorisme et l'extrémisme violent» s'il l'emporte sur le terrain face aux rebelles libyens, a affirmé un haut responsable américain jeudi.

«Il y a un danger bien réel, si Kadhafi l'emporte sur le terrain, qu'il renoue lui même avec le terrorisme et l'extrémisme violent», a déclaré William Burns, le directeur politique du département d'Etat

M. Burns a souligné que le dictateur libyen pourrait être tenté de «contribuer au désordre ailleurs dans la région».

Le régime Kadhafi a notamment été condamné pour un attentat contre un avion de ligne américain en Ecosse en 1988. Les relations entre Tripoli et les Etats-Unis s'étaient provisoirement normalisées à partir de 2003 et la renonciation du colonel Kadhafi aux armes nucléaires.

M. Burns a par ailleurs reconnu «la possibilité que des groupes extrémistes» profitent de la rébellion en cours en Libye.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!