Actualisé 25.10.2010 à 09:37

Sommet de la FrancophonieLes troupes guettées par l'ennui

La rencontre des Etats francophones s'est passée dans le calme. Un peu trop pour les milliers de miliciens mobilisés.

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seb/job/ATS

Le 13e Sommet de la Francophonie n'a connu aucun problème de sécurité, a déclaré dimanche le commandant de la police cantonale Jacques Antenen. «Tout s'est passé de la façon la meilleure possible et aucun pépin d'importance n'est à déplorer.» Pour arriver à ce résultat presque parfait, les responsables de la sécurité n'ont pas lésiné sur les moyens. Au total 6500 personnes ont été mobilisées.

Prêts à intervenir, nombre des 4400 militaires et du millier de soldats de la protection civile (PCi) n'ont eu qu'à se tourner les pouces durant le Sommet. Une fois les infrastructures mises en places, les missions se sont en effet faites rares, selon des miliciens rencontrés à Montreux et dans le Chablais: une vacuité pas toujours bien vécue.

Dans les rangs de la PCi, le bruit a même couru que l'importance de sa mission avait réduite bien après l'envoi des ordres de marche. En effet, selon nos sources, la PCi était initialement censée assurer un service 24 h / 24. Une exigence que la Gendarmerie vaudoise aurait réduite peut avant le sommet, soit bien après l'envoi des ordres de marche. Le porte-parole de la police dément fermement cette rumeur.

Officiellement, les effectifs ont été adaptés aux besoins, variant en fonction des tâches à accomplir. Hyperactives, les forces aériennes ont dû intervenir sept fois pour des violations de l'espace aérien. «Des avions de tourisme qui n'étaient pas au courant de ce qui se passait», selon l'armée. Le budget de 9 millions pour la sécurité, sur les 30 octroyés pour le sommet, devrait être respecté.

L’armée prend d’assaut un terrain veveysan

Le Sommet n’a pas fait que des heureux. Il a même fait grincer des dents du côté de Vevey. Sur son site, le parti Vevey libre fulmine. Il dénonce la réquisition d’un terrain appartenant à la ­Ville et situé sur le territoire de Saint-Légier. Selon la formation, le site avait même été envisagé comme lieu d’atterrissage des chefs d’Etat étrangers, dont Nicolas Sarkozy. Cela sans que ni l’une ni l’autre des communes n’aient été prévenues. Ce week-end, l’armée n’a pas répondu à notre demande d’information. Toujours est-il qu’en fin de compte, le président français s’est posé sur un héliport provisoire, près de Villeneuve.

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