Actualisé 05.05.2006 à 11:52

Les universités romandes plus ouvertes aux femmes

Il n'y a jamais eu autant d'étudiants dans les hautes écoles suisses: ils étaient plus de 166'000 inscrits au semestre d'hiver 2005-2006.

Le semestre dernier, 112'300 étudiants fréquentaient les hautes écoles universitaires (HEU), soit à peine 1% de plus qu'en 2004-2005, comme le montrent les chiffres publiés vendredi par l'Office fédéral de la statistique (OFS). C'est l'Université de Lucerne qui a enregistré la plus forte progression avec un bond de 18%, une évolution qui tient notamment au développement de la faculté de droit ouverte en 2001.

Avec une proportion de femmes de 55,2% à 58,8%, les universités de Fribourg, Genève, Lausanne et Neuchâtel tirent la moyenne nationale (49,1%) vers le haut. La Haute école pédagogique (HEP) de St-Gall vient en tête avec 61,0%. A l'inverse, l'alma mater de St-Gall avec 27,9% et les EPF de Lausanne et Zurich avec 23,8% et 29,3% font pâle figure dans le tableau national.

Genève ouverte

En Suisse romande, c'est l'université de Genève avec 37,3% qui est la plus ouverte aux étrangers, devant celles de Neuchâtel (24,7%), de Lausanne (20,5%) et de Fribourg (18,1%). En tête figurent l'Université de la Suisse italienne (54,1%) et l'EPF de Lausanne avec 40,8%. A l'inverse, la HEP de St-Gall (5,0%) et les universités de Lucerne et Berne, toutes deux avec 9,8%, sont les moins ouvertes aux étrangers.

Le nombre d'étudiants a nettement augmenté dans les université de Neuchâtel (+9%) et de la Suisse italienne (+9%), ainsi qu'à Bâle (+8%). Par contre, le transfert de la formation des enseignants vers la nouvelle HEP bernoise entraîne une baisse de 8% des effectifs de l'université de Berne. Ailleurs, c'est la stabilité qui prévaut.

Réforme en cours

Après l'introduction graduelle de la réforme de Bologne dans les universités depuis cinq ans, le semestre d'hiver des huit hautes écoles spécialisées (HES) montre que la réforme se met en place dans pratiquement toutes les disciplines. Dans les universités, trois quarts de tous les étudiants de première année suivent une filière menant au «bachelor», cette proportion atteignant deux tiers dans les HES. A l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et à l'Université de St-Gall, tous les débutants suivent la voie du «bachelor».

A l'échelon suisse, la HES de Suisse orientale fait exception dans la mise en place de la réforme de Bologne. Elle n'a été introduite que dans quelques filières d'économie et un changement général ne s'opérera qu'à l'automne 2006.

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