Climat polaire: Les urgences font le plein avec les trottoirs glacés
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Climat polaireLes urgences font le plein avec les trottoirs glacés

En hiver, l'effervescence dans les services d'urgences varie au gré des courbes de température.

Lorsque le mercure chute et que les neiges verglaçantes transforment les chaussées en patinoire, les hôpitaux suisses sont pris d'assaut par les victimes de chutes.

«Chaque hiver, c'est la même chose», apprend-on vendredi du côté des Hôpitaux universitaires de Genève. Bravant le froid pour se rendre au travail ou aller faire leurs courses, les piétons glissent et se retrouvent les quatre fers en l'air. Les fractures des poignets ou les contusions au niveau du sacrum ne sont dès lors pas rares.

En général, les urgences enregistrent un boom au début de la période hivernale. Lorsque cette dernière se prolonge, «les gens deviennent plus prudents» sur les trottoirs, indique-t-on à l'Hôpital universitaire de Bâle. Le nombre de patients traités pour des blessures liées à une chute diminue donc fortement dès le mois de janvier.

Néanmoins, lors de nouvelles baisses marquées des températures, les services d'urgences doivent souvent faire face à une seconde vague de grande affluence. La chute du mercure constatée ces derniers jours en Suisse n'a ainsi pas tardé à avoir de fâcheuses conséquences. L'Hôpital universitaire de Zurich a par exemple dû traiter 180 cas en 24 heures, soit «beaucoup plus que d'habitude».

Le manque de prudence des piétons est évoqué en premier lieu pour expliquer l'explosion des cas de fractures liées à des chutes sur le verglas. Les trois établissements hospitaliers pointent également du doigt l'entretien et le salage insuffisants des chaussées en hiver.

(ats)

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