Hacking: Les USA auraient tenté une cyberattaque en Iran

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HackingLes USA auraient tenté une cyberattaque en Iran

L'Iran a affirmé mardi avoir déjoué une cyberattaque lancée contre le Ministère du pétrole dont les auteurs seraient basés aux Etats-Unis.

Le centre d'urgence contre les cyberattaques «a réussi à déjouer une attaque de hackers contre le Ministère du pétrole», a déclaré le chef de la police chargée de la lutte contre la criminalité sur internet, le général Kamal Hadianfar, cité par l'agence Fars.

«L'adresse IP des hackers est au Etats-Unis», a-t-il ajouté, indiquant avoir informé les autorités américaines et leur avoir transmis un «mandat judiciaire international», sans préciser son contenu.

L'attaque s'est déroulée «pendant un pont de quatre jours» au cours de l'année iranienne qui a commencé le 20 mars, a dit le général Hadianfar, suggérant qu'elle a eu lieu entre le 21 et le 24 mars, pendant les congés du Nouvel an iranien.

L'Iran et les USA se renvoient la balle

Le programme nucléaire controversé iranien avait été la cible en 2010 d'une attaque par le virus Stuxnet, fomentée selon Téhéran par les Etats-Unis et Israël.

Dans un rapport publié en février, la société spécialisée en sécurité informatique russe Kaspersky Lab avait estimé qu'un puissant outil de cyberespionnage, qui capte des informations dans des millions d'ordinateurs à travers le monde par le biais de logiciels malveillants installés secrètement, aurait été développé par les Etats-Unis. Mais l'Iran est également accusé de développer ses capacités de piratage informatique.

En février, le directeur national du renseignement américain, James Clapper, avait attribué à Téhéran une attaque informatique destructrice contre les ordinateurs d'un casino à Las Vegas. Le Sands Casino appartient à Sheldon Anderson, un magnat conservateur qui avait déclaré en 2013 qu'il fallait bombarder l'Iran.

En décembre 2014, la société américaine de cybersécurité Cylance avait affirmé qu'une opération, baptisée «Cleaver», était menée depuis deux ans par des hackers basés à Téhéran. Ils auraient réussi une «importante campagne d'infiltration et de surveillance» dans une longue liste de pays qui compte également Israël, l'Arabie saoudite, l'Allemagne ou l'Inde. Selon Cylance, cette opération était une réponse à l'attaque de Stuxnet. (afp)

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