Océan Atlantique - Les USA veulent saisir le paquebot, la croisière fuit aux Bahamas
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Océan AtlantiqueLes USA veulent saisir le paquebot, la croisière s’enfuit aux Bahamas

En route vers Miami, un navire de croisière visé par une plainte est parti se réfugier dans les îles bahaméennes pour éviter d’être saisi par les autorités américaines.

«La fin de la croisière n’était pas la conclusion que nous avions prévue pour nos voyageurs.» C’est avec un joli sens de l’euphémisme que la compagnie Crystal Cruises est revenue lundi sur un étrange incident survenu samedi à bord du Crystal Symphony. La saga a commencé mercredi, lorsqu’une société pétrolière a porté plainte contre la compagnie de navigation devant une cour fédérale du sud de la Floride, raconte CNN. Objet du litige: Crystal Cruises n’a toujours pas payé les 4,6 millions de dollars (dont 1,2 million rien que pour le Crystal Symphony) de carburant qu’il doit à Peninsula Petroleum Far East.

Jeudi, un juge américain a lancé un mandat d’arrêt avant l’arrivée du paquebot, attendu samedi à Miami (Floride) où il devait être saisi. Pour éviter une telle issue, l’équipage du bateau a changé son itinéraire et pris la direction des îles Bimini, aux Bahamas. Dimanche, plusieurs centaines de passagers ont été transférées sur un autre ferry qui les a ramenés à Fort Lauderdale (Floride). D’autres ont été escortés vers des aéroports locaux. «Nous avons tous l’impression d’avoir été enlevés par de riches pirates!» s’est insurgé un passager sur Facebook.

Selon AP, le bateau se trouve toujours sur les îles Bimini, et la confusion règne à bord. Entre 30 et 50 membres de l’équipage ont débarqué, leur contrat arrivant à son terme. Environ 400 employés ne savent pas à quel moment ils vont pouvoir descendre, ni s’ils auront encore un travail. Le jour du dépôt de plainte, Crystal Cruises a annoncé qu’il suspendait ses voyages sur l’océan jusqu’à fin avril et ses croisières en rivière jusqu’en mai. «La suspension des opérations donnera à l’équipe de direction de Crystal l’occasion d’évaluer l’état actuel des affaires et d’examiner les différentes options possibles pour l’avenir», explique le communiqué.

(joc)

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