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Buenos AiresLes usagers privés de métro depuis cinq jours

La capitale argentine demeurait mercredi en proie à d'importants embouteillages au cinquième jour d'un mouvement de grève paralysant le métro de la mégapole.

Mercredi, des milliers d'usagers se sont rendus à leur travail à pied ou à vélo pour éviter les files d'attente interminables aux arrêts de bus et les embouteillages.

Mercredi, des milliers d'usagers se sont rendus à leur travail à pied ou à vélo pour éviter les files d'attente interminables aux arrêts de bus et les embouteillages.

«Nous attendons une réponse pour ne plus être otages, ni les travailleurs, ni les usagers : nous demandons l'ouverture d'une négociation salariale et une augmentation de 28%», a déclaré à la presse un dirigeant du syndicat du secteur, Andres Fonte. «Cela fait cinq jours que nous attendons», a-t-il ajouté.

L'Association syndicale des travailleurs du métro (gauche), qui regroupe quelque 2'500 employés, menace de poursuivre cette grève entamée samedi devant l'absence de réaction du maire de la capitale argentine, Mauricio Macri (Pro, droite).

L'inflation annuelle est d'environ 25% dans le pays, selon les économistes indépendants.

Mercredi, des milliers d'usagers se sont rendus à leur travail à pied ou à vélo pour éviter les files d'attente interminables aux arrêts de bus et les embouteillages.

Buenos Aires compte 3 millions d'habitants, mais les jours ouvrables, 3 millions supplémentaires habitant en banlieue vont y travailler. Quelque 1,3 million de véhicules circulent en temps normal, dont 36'000 taxis et 9'800 bus, selon les statistiques officielles.

Le métro de Buenos Aires, le premier ouvert en Amérique latine -créé en 1913- compte aujourd'hui 56,7 km de lignes et relie la capitale à sa grande banlieue, où vivent 10 millions de personnes. (afp)

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