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DubaïLes vacances d'un Suisse virent au cauchemar

Agron B. a subi un grave accident de «planche volante» à Dubaï. Il compte désormais porter plainte contre l'exploitant et met en garde les autres touristes.

par
sul/ofu

Ce n'est en aucun cas comme ça qu'il s'était imaginé ses vacances. En avril de l'an dernier, Agron B., Argovien de 34 ans, passait du bon temps à Dubaï avec sa femme. Au programme: plage, soleil et un peu de fun. Voilà pourquoi le trentenaire n'a pas hésité une seconde à s'adonner aux joies du X-Jet, planche équipée de propulseurs à mettre sous les pieds. «En voyant un reportage sur ça à la télé, j'ai su que je devrais l'essayer un jour», raconte-t-il à «20 Minuten».

Or, ce qui devait être un souvenir inoubliable s'est rapidement transformé en cauchemar. Tout en flottant dans les airs, il s'est de plus en plus rapproché de la plage. En tombant dans l'eau, il a percuté le fond avec sa tête. Il se souviendra toute sa vie de l'impact: «J'ai eu l'impression que tous mes os étaient brisés.»

Des fourmillements au bras

Agron B. s'est alors immédiatement rendu aux urgences. Le diagnostic: une vertèbre cervicale brisée et deux jours entiers passés à l'hôpital. De retour en Suisse, il a dû porter une minerve pendant quatre mois. Se sont alors ensuivis de nombreuses séances chez le physiothérapeute et le psychothérapeute. «Cette blessure m'a touchée mentalement aussi.» Même plus d'un an après les faits, le trentenaire ressent encore de légers fourmillements dans un bras.

Mais ce qui a été particulièrement difficile pour l'Argovien, c'est de devoir faire une croix sur son métier de frigoriste. «Au début, mon entreprise m'a fait travailler un certain temps au bureau. Mais comme nous n'avions pas assez de travail, mon poste n'a pas été conservé.»

«J'ai échappé de près à la mort»

L'Alémanique est fâché, surtout contre l'instructeur. Selon lui, il n'aurait pas suffisamment bien observé ce qu'il faisait. «Il ne m'a pas dit que je m'approchais trop du bord. Il n'a pas pris la chose assez au sérieux.» Ce qui l'énerve par-dessus tout c'est que peu après l'accident, l'instructeur n'a cessé de lui répéter que rien n'était cassé et qu'il lui accordait le 50% sur la prochaine leçon. «Une blague!»

«J'ai échappé de peu à la mort et je peux être content de ne pas être paralysé», tonne Agron B., qui va porter plainte pour lésion corporelle contre l'entreprise qui propose l'activité sur cette plage à Dubaï. Le Suisse a également décidé de rendre son histoire publique pour mettre en garde d'autres touristes contre cette «activité dangereuse».

Les tentatives de nos confrères pour joindre l'entreprise à Dubaï sont restées vaines.

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Agron B.
Agron B.

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