Tessin: Les vacances de deux ados virent au drame
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TessinLes vacances de deux ados virent au drame

Un père a frappé sa fille et l'amie de cette dernière pendant leur séjour en Egypte, en été 2015, parce qu'elles avaient donné rendez-vous en douce à des garçons. Une enquête est en cours.

par
Davide Illarietti/ofu
Les jeunes ont passé leurs vacances à Hurghada, en Egypte, au bord de la mer Rouge.

Les jeunes ont passé leurs vacances à Hurghada, en Egypte, au bord de la mer Rouge.

photo: Keystone

Deux Tessinoises de 16 ans, la fille d'un binational helvético-égyptien et son amie, ont vécu un véritable cauchemar en été 2015 en Egypte. Le père a violemment frappé les deux jeunes et les a menacées avec une machette parce qu'elles n'avaient, selon lui, pas respecté les moeurs du pays.

Selon Daniele Iuliucci, avocat de l'amie, les ados logeaient durant leurs vacances d'été dans un complexe d'appartements à Hurghada, au bord de la mer Rouge. Deux Italiens de Milan, âgés également de 16 ans, vivaient dans une habitation juste en-dessous de la leur. Le père de l'ado tessinoise avait interdit aux jeunes de passer du temps avec les garçons.

Mais un soir, les deux amies ont profité de l'absence des parents pour se donner rendez-vous avec les Italiens. Or, soupçonnant quelque chose, le père est rentré plus tôt que prévu du restaurant et a surpris les quatre adolescents. Il a alors tabassé les quatre jeunes avant de menacer les filles avec une machette, qui se trouvait dans la maison.

Placée dans un foyer

De retour en Suisse, l'amie a porté plainte contre le père de sa copine. L'homme avoue en partie les faits. Grâce à l'enquête, que le Ministère public a ouvert en septembre dernier, il a pu être prouvé que la fille du binational a déjà été frappée par son père dans le passé. Elle a été placée dans un foyer.

L'enquête, qui n'a toujours pas été bouclée à ce jour, doit également déterminer le rôle de la mère, même si elle n'était pas présente lors des coups de l'été 2015. La Tessinoise travaille en tant qu'enseignante dans un lycée tessinois. C'est pour cela que la direction cantonale de l'instruction publique a été impliquée dans l'enquête. Interrogée, la prof nie avoir déjà frappé sa fille ou avoir assisté à de telles scènes. Jusqu'à présent, elle a pu garder son poste. Mais elle risque de le perdre si l'enquête prouve qu'elle est davantage impliquée que ce qu'elle veut bien avouer.

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