Covid-19 – Les vaccinés et guéris auraient une «super-immunité»

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Covid-19Les vaccinés et guéris auraient une «super-immunité»

Ceux qui ont contracté le Covid après avoir été vaccinés seraient particulièrement bien protégés contre le virus, y compris le variant Omicron, selon une étude autrichienne.

L’immunité hybride permettrait de résister à quasi toutes les formes de Covid.

L’immunité hybride permettrait de résister à quasi toutes les formes de Covid.

AFP

C’est une étude très encourageante qui a été menée à l’Université d’Innsbruck en Autriche sur 100 participants et que relate le magazine allemand Focus. En effet, elle montrerait qu’il est possible d’atteindre ce que l’on appelle une super-immunité contre le Covid, une super-immunité qui serait en plus efficace contre le variant Omicron et tous les autres à venir.

Pour y parvenir, deux facteurs sont importants: il faut d’une part être vacciné, d’autre part avoir été malade du Covid. Peu importe l’ordre. Du coup, une personne doublement vaccinée qui contracte tout de même le virus a de bonnes chances d’être considérée comme «super-immune». Tout comme une personne malade qui s’est ensuite fait vacciner.

Cette immunité dite «hybride» permettrait de neutraliser toutes les formes de Covid, y compris l’Omicron, selon les auteurs de l’étude. Ces résultats doivent toutefois encore être évalués par des experts indépendants.

Mais ils rejoignent ceux d’une étude menée par des chercheurs de l’Oregon publiée mi-décembre dans le Journal of the American Medical Association et qui démontre que les personnes entièrement vaccinées contre le Covid-19 développeraient une immunité exceptionnelle si elles contractent ensuite le virus. La protection ainsi accordée serait de 1000 à 2000% supérieure à celle des patients non infectés, selon ses auteurs.

Des cellules et des protéines spéciales pour résister au coronavirus

Une étude britannique s'est intéressée aux personnes qui n'attrapent pas le coronavirus même en ayant été en contact avec des gens malades en examinant 731 collaborateurs d'hôpitaux anglais. Publiée dans la revue scientifique «Nature», elle explique que certaines cellules et des protéines spéciales seraient responsables de ce phénomène. En effet, l'équipe de chercheurs, dirigée par Leo Swadling, a découvert que les personnes restées en bonne santé avaient un grand nombre de cellules T (une catégorie de globules blancs) particulières et de protéines immunitaires IFI 27 dans leur organisme, ce qui aurait ainsi réussi à bloquer l'infection avant qu'elle ne se déclare.

Cité dans la «St-Galler Tagblatt», le docteur Swadling relativise les résultats: «en mars 2020, nous avions analysé le virus d'origine de Wuhan. Nous ne savons pas si l'immunité est également présente pour les variants ultérieurs comme Delta ou Omicron. Mais il est clair qu'à l’été 2020, environ 10 à 20% des personnes testées étaient résistantes au Sars-CoV-2».


(cht)

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