Actualisé 27.07.2012 à 10:50

Animaux méchants

Les vaches nous font des coups vaches

Avec la belle saison, les accidents impliquant promeneurs et animaux sont plus nombreux. Les derniers ont eu lieu ce mois lorsque des vaches ont blessé des randonneuses.

Sur cette image on voit un membre de la Rega accourir auprès de la femme blessée. (photo: Lecteur reporter)

Sur cette image on voit un membre de la Rega accourir auprès de la femme blessée. (photo: Lecteur reporter)

Paradoxalement, les animaux sauvages sont peu agressifs envers l'homme, à l'exception du grand tétras.

Les randonneurs se retrouvent de plus en plus souvent dans les enclos de vaches. D'une part, car le nombre de marcheurs et d'amateurs de vélo tout-terrain augmente et d'autre part parce que les vaches allaitantes et des taureaux paissent à l'air libre suite aux nouvelles mesures de protection des animaux.

Campagne de prévention

Selon la Rega, qui a héliporté la sexagénaire attaquée début juillet par une vache au Weissenstein (SO), les incidents entre animaux et randonneurs ont augmenté ces dernières années, mais restent rares. Cela signifie que la prévention fonctionne, se réjouit Heinz Feldmann, expert en sécurité auprès du service de prévention des accidents dans l'agriculture, interrogé par l'ats.

Cette fondation privée tente de réduire les risques grâce à une liste de conseils destinée aux propriétaires de bovins et aux responsables de sentiers pédestres. Elle a aussi établi des panneaux de recommandations à l'attention des promeneurs.

Ces derniers sont invités à ne pas toucher les veaux et à garder leurs distances avec les animaux, surtout les vaches allaitantes qui peuvent être agressives lorsqu'elles se sentent menacées. Les propriétaires de chiens doivent les tenir en laisse. Si ces consignes sont respectées, une agression est quasiment impossible, affirme Heinz Feldmann.

Pas de sac en plastique

Pour sa part, la Rega recommande en outre aux promeneurs de ne pas quitter les chemins pédestres, d'observer s'il y a des signes de menace, de garder son calme et d'éviter de fixer les vaches. Il faut éviter de tourner le dos à l'animal et ne pas gesticuler avec un bâton.

Interrogé mercredi par le «19:30» de la RTS, Henri Mottier, président de la fédération valaisanne des producteurs de bétails, conseille encore aux randonneurs d'éviter de se promener dans les pâturages avec des sacs en plastique dans les mains. «Cela peut susciter la curiosité des vaches qui s'approchent pour voir si l'éleveur vient leur donner du sel, par exemple».

D'autres animaux domestiques comme les ânes ou les oies peuvent aussi être agressifs. Mais ils restent généralement proches des fermes.

Ours gourmand

Les promeneurs ont moins d'inquiétudes à se faire s'ils croisent des animaux sauvages. Les trois grands prédateurs - l'ours brun, le loup et le lynx - craignent la présence humaine, indique à l'ats Philippe Steiner, du secrétariat romand de Pro Natura.

Le plantigrade, dont le seul individu présent en Suisse se balade en Engadine (GR), s'approche des hommes uniquement s'il sent de la nourriture ou s'il est provoqué. Les randonneurs qui se rendent dans cette région doivent donc éviter de laisser des restes alimentaires derrière eux et signaler leur présence en faisant un peu de bruit.

S'ils croisent tout de même l'animal, ils doivent garder leur calme et s'éloigner lentement en évitant les mouvements brusques, selon le «plan ours» de la Confédération. En cas d'attaque, il faut se jeter à terre sur le ventre et placer ses mains sur la nuque. Philippe Steiner rappelle que les ours courent vite et savent extrêmement bien grimper aux arbres.

Le loup ne s'attaque pas de lui même aux hommes, poursuit le responsable. Et il n'y a pas de meutes en Suisse. Quant au lynx, il est presque impossible de le rencontrer de jour.

Coups de bec

Par contre, mieux vaut éviter de s'approcher du grand tétras. La présence humaine peut «énerver» ce grand coq de bruyère, qui risque d'attaquer les promeneurs à coup de bec. Ce volatile apprécie les clairières et est notamment présent dans le Jura vaudois ou au Chasseral (BE).

Philippe Steiner conseille aux randonneurs de le «laisser tranquille» et de s'en aller sans courir. Ils le reconnaîtront aisément à ses couleurs vives. Quant au castor, il se fait très discret en présence de l'homme. «Mais s'il se fait attaquer par un chien, il saura se défendre».

(ats)

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