Suisse: Les véhicules à essence ne seront pas interdits dès 2035

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SuisseLes véhicules à essence ne seront pas interdits dès 2035

Une commission du National refuse une initiative parlementaire en ce sens afin d’atteindre au plus vite les objectifs climatiques dans le secteur des transports.

Le Parlement européen a décidé que les véhicules jusqu’à 3,5 tonnes équipés d’un moteur à combustion seront interdits à la vente en Europe à partir de 2035.

Le Parlement européen a décidé que les véhicules jusqu’à 3,5 tonnes équipés d’un moteur à combustion seront interdits à la vente en Europe à partir de 2035.

URS JAUDAS/TAGES-ANZEIGER

Il ne faut pas interdire les véhicules à essence à la vente en Suisse dès 2035: tel est l’avis de la Commission des transports du National. Elle a en effet proposé, par 14 voix contre 11, de ne pas donner suite à une initiative parlementaire de Gabriela Suter (PS/AG) en ce sens.

Celle-ci proposait de modifier la législation de manière que la mise en circulation de véhicules équipés d’un moteur à combustion pouvant être conduits avec un permis B soit interdite à partir de cette date. Elle aurait voulu que la Suisse emboîte le pas au Parlement européen qui a décidé que toutes les voitures neuves vendues dans l’Union européenne (UE) jusqu’à 3,5 tonnes devront être des véhicules «zéro émission» dès 2035.

28% des émissions de CO2

Les véhicules équipés d’un moteur à combustion émettent du CO2 et nuisent au climat, rappelait-elle. En 2019, les émissions imputables au transport de personnes en Suisse se sont élevées à quelque 11,5 millions de tonnes, ce qui correspond à environ 28% des émissions de CO2 du pays. La reprise de l’interdiction des moteurs à combustion permettra à la Suisse d’atteindre ses objectifs climatiques dans ce secteur plus rapidement, estimait-elle.

Un argument qui n’a pas séduit la commission. La majorité de ses membres a estimé qu’une interdiction ne serait pas judicieuse et souhaite que les objectifs de la politique climatique soient atteints au moyen de mesures technologiquement neutres, fait-elle savoir dans un communiqué. Une minorité estime en revanche qu’il faut se rallier à l’UE. Ce qui apporterait une sécurité de planification à tous les milieux concernés.

(cht)

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