Actualisé 21.12.2016 à 10:32

Trafic routier

Les véhicules automatisés vont fortement augmenter

Selon l'état des lieuxdu Conseil fédéral, les perspectives sont prometteuses. Mais il reste de nombreuses inconnues.

Grâce aux véhicules automatisés, l'accès à la mobilité devrait être facilité pour les personnes âgées ou handicapées et les enfants.

Grâce aux véhicules automatisés, l'accès à la mobilité devrait être facilité pour les personnes âgées ou handicapées et les enfants.

Keystone

Les véhicules automatisés devraient représenter une part notable des véhicules routiers immatriculés d'ici 15 à 20 ans. Selon l'état des lieux publié mercredi par le Conseil fédéral, les perspectives sont prometteuses, mais il manque des données fiables pour revoir la planification des infrastructures routières et ferroviaires.

La numérisation dans le domaine de la mobilité a le potentiel d'augmenter considérablement l'efficacité du système de transport. Le trafic routier devrait devenir encore plus sûr et confortable. Grâce aux véhicules automatisés, l'accès à la mobilité devrait être facilité pour les personnes âgées ou handicapées et les enfants.

Une frontière qui s'estompe

La frontière entre transports publics et trafic individuel va progressivement s'estomper, prédit l'Office fédéral des routes dans le rapport exigé par le Conseil national. Des offres nouvelles comme des taxis collectifs, l'autopartage et des modèles d'exploitation sans ligne prédéfinie ni horaire fixe pourront compléter les offres actuelles pour des courtes distances et dans les offres rurales.

De nouveaux acteurs pourraient ainsi se porter candidats à des subventions et poser de nouvelles exigences au système de subvention des transports publics. Mais l'évolution du monde numérique sera plus décisive à cet égard que les véhicules autonomes. Il faut aussi que les exploitants des services de transport de même que les pouvoirs publics se positionnent activement sur le marché.

Route plus importante

Avec des véhicules autopilotés communiquant en permanence entre eux, on pourrait aménager des voies supplémentaires sur les autoroutes ou modifier le sens de circulation des voies selon l'affluence dans chaque direction. Mais la généralisation de ces véhicules est incertaine et relève d'un avenir lointain. La cohabitation avec les piétons, les cyclistes et les motards et des autos classiques va continuer longtemps dans les agglomérations.

L'automatisation comporte aussi des risques. Si elle est utilisée avant tout pour augmenter le confort et les offres de trafic individuel, l'occupation des véhicules pourrait diminuer et les problèmes de capacité des routes s'aggraver.

Les répercussions sur le volume du trafic pourraient donc être très diverses et les besoins de planification pour les infrastructures sont très difficiles à établir. Mais les transports routiers devraient encore gagner en importance.

Les véhicules sans conducteur ne pourront être admis en Suisse que lorsque les preuves en matière de sécurité de la technique automobile seront disponibles et que le cadre international le permettra. Pour que la législation suisse présente la flexibilité nécessaire, le Conseil fédéral devrait pouvoir régler la circulation des véhicules automatisés par voie d'ordonnance. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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