Music business: Les ventes de disques toujours en recul
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Music businessLes ventes de disques toujours en recul

Le CD physique ne fait plus recette. Il a perdu près de 16% en une année. A l'inverse, le téléchargement payant est en hausse.

Le disque physique s'effrite alors que les ventes numériques ne cessent de croître.

Le disque physique s'effrite alors que les ventes numériques ne cessent de croître.

Les ventes de disques ont encore diminué en Suisse en 2011. Le chiffre d'affaires représente 124,1 millions de francs, en recul de 23,2 millions (-15,7%) en un an. Par contre, le téléchargement payant équivaut à 31,1 millions de francs, soit une hausse de 4,8 millions (+18%).

L'embellie du commerce via les plate-formes numériques ne suffit toutefois pas à compenser la baisse des ventes de supports sonores physiques. La vente de CD, vinyles et cassettes totalise 93 millions de francs, en recul de 28 millions par rapport à 2010, a indiqué le bureau helvétique de la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI) mercredi 21 mars 2012 à Zurich.

Législation attendue

L'IFPI souligne que la production et la commercialisation de musique enregistrée coûte toujours plus comparé aux revenus générés par la consommation réelle de musique. La fédération plaide donc pour une meilleure protection de l'offre légale sur Internet. Elle déplore donc la décision du Conseil fédéral qui en novembre dernier a considéré que les téléchargements illégaux d'œuvres sur Internet ne menacent pas la création culturelle suisse. Le gouvernement a dès lors estimé que le cadre juridique actuel est adéquat. Un «laissez-faire» qualifié d'inacceptable par l'IFPI.

Rappelons que le commerce de supports sonores physiques faiblit depuis des années. En 2000, il s'en était vendu pour 312 millions de francs. Auparavant, le chiffres d'affaire a évolué en dents de scie atteignant 317 millions en 1995 ou 275 millions en 1990.

(ats)

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