Suisse: Les Vert'libéraux veulent des avions de combat
Actualisé

SuisseLes Vert'libéraux veulent des avions de combat

Le parti soutient les projets de Guy Parmelin qui veut un crédit d'étude pour une acquisition d'avions de combat d'ici 2030.

par
Pascal Schmuck
Zurich
Martin Bäumle, le président du Parti vert'libéral, soutiendra l'acquisition d'un avion de combat en 2030.

Martin Bäumle, le président du Parti vert'libéral, soutiendra l'acquisition d'un avion de combat en 2030.

Keystone

Les Vert'libéraux ne mèneront pas le combat contre un nouvel avion de combat. «Nous avons besoin d'ici 2030 de remplacer les F/A-18, c'est pourquoi nous soutenons les travaux en vue d'une acquisition», a déclaré leur président Martin Bäumle dans une interview parue dans le Blick.

Le parti effectue donc un virage à 180 degrés après avoir combattu l'achat des Gripen lors de la votation en 2014. Les Vert'lib avaient alors formé une coalition bourgeoise contre l'acquisition voulue par Ueli Maurer.

Martin Bäumle prend position par rapport à la demande de Guy Parmelin, le patron du DDPS, qui a demandé lundi un crédit de 10 millions de francs pour étudier l'achat d'un nouvel avion de combat. Le Parlement devrait se pencher sur cette demande début 2017.

Motus sur le nombre

Pour le président, le retournement de son parti est tout à fait logique. «Nous demandions à l'époque que les F/A-18 restent en service jusqu'en 2030 et soient ensuite remplacés par de nouveaux appareils. C'est exactement ce que propose Guy Parmelin.»

Le fait que la flotte des Forces aériennes suisses ne se diversifie pas plus vite est également présenté comme un avantage. «L'entretien, la maintenance et la formation des pilotes est ainsi plus efficace et plus avantageuse», souligne le président des Vert'Libs.

Il ne veut en revanche pas s'exprimer sur le nombre d'appareils nécessaire ou sur le budget pour leur acquisition. Il demande surtout que leur achat «soit financé impérativement dans le cadre des fonds dévolus à l'armée». Ce qui est également l'objectif de Guy Parmelin.

Petite déception

Aux yeux de Martin Bäumle, les Forces aériennes suisses «n'ont pas besoin de l'avion le plus cher et le plus avancé techniquement». Mais l'appareil doit pouvoir être engagé en tout temps et en toute heure. Voire en coopération internationale. «Sans les données des pays voisins, une force aérienne ne sert à rien», affirme-t-il en réponse à ceux qui ne veulent pas de partenariat avec l'étranger.

Une toute petite déception pour les Vert'libéraux qui ne feront pas partie du groupe d'étude pour l'acquisition. «Nous aurions pu ainsi présenter directement nos proposition mais nous ne soutiendrons pas aveuglément n'importe quel achat.»

Ton opinion