Elections (GE): Les Verts lib' ne comptent pas faire de la figuration
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Elections (GE)Les Verts lib' ne comptent pas faire de la figuration

Absent du parlement cantonal, le nouveau parti du centre espère imiter ses collègues de Neuchâtel et entrer au Grand Conseil cet automne. Il a lancé jeudi sa campagne électorale.

par
Raphaël Leroy
Ce tram d'époque sillonnera la ville durant la campagne.

Ce tram d'époque sillonnera la ville durant la campagne.

C'est dans un tram bleu que les 25 candidats des Verts libéraux au Grand Conseil ont lancé leur campagne jeudi. Avec un seul mot d'ordre: atteindre 7% des suffrages, soit le quorum légal qui leur permettrait d'entrer au parlement cantonal, à l'instar de leurs homologues neuchâtelois, vaudois et fribourgeois.

«Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration», s'est exclamé le candidat au Conseil d'Etat Laurent Seydoux. «Nous représentons un souffle nouveau», a estimé la présidente ad interim, Sue Putallaz.

Les cinq sens en ligne de mire

Le parti mise sur ses thèmes de prédilections pour séduire: économie, écologie et solidarité. «Notre engagement est de préserver les cinq sens qui nous relient à notre environnement, explique Laurent Seydoux. La vue en luttant notamment contre le mitage du territoire. L'ouïe en protégeant des nuisances sonores. L'odorat en diminuant la pollution. Le toucher en développant les solidarités et enfin le goût par les aliments de proximité.»

Les Verts lib' soutiennent aussi des projets phares pour Genève comme la traversée du lac multimodale, la construction de 15'000 logements dans le périmètre de Praille-Acacias-Vernets (PAV) ou la transparence des prestations budgétisées.

Question stratégie, le néophyte ne s'engagera dans la bataille du deuxième tour du Conseil d'Etat en novembre uniquement s'il parvient à entrer au Grand Conseil en octobre. «Des discussions pour une éventuelle alliance sont en cours avec le PLR et le PDC», indique-t-on.

Vote protestaire espéré

«Le vote protestataire ira chez nous notamment sur les questions environnementales, espère Laurent Seydoux. Les jeunes sont sensibles à notre discours et de nombreuses personnes sont déçues de la politique des Verts qui ont beaucoup promis.»

Avant que Sue Putallaz n'abonde. «Les Verts n'y sont plus. Ils sont aujourd'hui dépassés sur l'écologie et voient partir les seuls élus qui savaient allier environnement et économie comme David Hiler.» La campagne est bel et bien lancée.

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