Succession de Samuel Schmid: Les Verts s'opposent au retour de l'UDC
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Succession de Samuel SchmidLes Verts s'opposent au retour de l'UDC

Comme il y a un an, les Verts partent au combat avec Luc Recordon pour empêcher la ligne blochérienne de l'UDC d'être représentée au Conseil fédéral.

De son côté, le parti agrarien tient à récupérer la place que cédera Samuel Schmid en décembre.

L'idée de présenter un candidat Vert le 10 décembre n'a quasiment pas fait un pli au sein du groupe parlementaire. La décision a été prise sans opposition et quatre abstentions. Et tous se sont accordés à voir en Luc Recordon, qui s'est déjà présenté contre Christoph Blocher en 2007, le candidat idéal, a expliqué le président du parti Ueli Leuenberger vendredi.

Les motivations restent d'ailleurs les mêmes: la défense de la démocratie de concordance et des valeurs républicaines que sont le respect du droit international, de la séparation des pouvoirs ainsi que le respect de ses partenaires. «Si l'on ne fait rien, ceux qui sont sortis par la porte le 12 décembre 2007 rentreront par la fenêtre le 10 décembre 2008», a déclaré le Vaudois.

Neuf candidats

De son côté, les sections UDC ont jusqu'ici déjà proposé neuf candidats au groupe parlementaire pour la nomination qui aura lieu le 27 novembre. Les sections cantonales ont jusqu'à mardi pour faire parvenir d'autres noms.

Aucun nouveau candidat ne s'est manifesté vendredi. L'UDC st- galloise y a renoncé. Quant à la section tessinoise, elle soutient la candidature de Christoph Blocher. Mais consciente des chances «quasi nulles» de l'ex-conseiller fédéral, elle envisage d'appuyer le duo Maurer-Blocher.

De son côté, le groupe PDC réuni vendredi en séance a précisé qu'il auditionnerait le ou les candidats UDC le 9 décembre. Il fera ensuite part de sa recommandation de vote. «En ce qui concerne la candidature de Christoph Blocher, il n'y a aucune raison objective que notre groupe prenne une position différente de celle de l'année dernière», a indiqué le chef du groupe Urs Schwaller dans un communiqué.

Le groupe socialiste a procédé à un premier tour de table sur les élections au Conseil fédéral, a-t-il indiqué vendredi. Le PS attend de connaître les candidatures officielles et reprendra la discussion lors de sa séance du 2 décembre.

Pas comment mais pourquoi

Dans la presse, le président de la Confédération Pascal Couchepin est lui revenu sur la stratégie du parti agrarien. «Je viens de lire que le président de mon parti, Fulvio Pelli, invite l'UDC à dire pourquoi elle veut revenir au gouvernement», dit-il dans une interview publiée par «Le Temps» et le «Tagesanzeiger». «Je salue ce questionnement. Quelqu'un pose enfin la bonne question: pas comment, mais pourquoi».

Un Suisse sur trois a voté UDC lors des dernières élections fédérales en 2007. Un siège, voire deux au gouvernement, semble donc lui être acquis. «Mais la seule arithmétique ne suffit pas», selon le Valaisan. L'UDC doit dire si elle veut travailler de façon constructive ou non avec les autres forces politiques en présence».

UDC: concordance ou opposition?

«Celui qui veut revenir au Conseil fédéral doit être prêt à chercher des solutions avec les autres partis, comme cela se pratique dans un gouvernement collégial. Un petit pays comme le nôtre ne peut pas se permettre les allers et retours à droite à gauche qu'impliquerait un système majorité-opposition».

«Pascal Lamy, le directeur de l'OMC, parlait à notre propos de 'l'effet canot'. Si l'on est sur un grand paquebot et que les passagers du pont intermédiaire font un peu les fous, cela n'a aucune importance. Sur un canot, cela peut faire chavirer l'embarcation.»

On a par ailleurs appris vendredi que seules 20 places seraient disponibles en galerie pour le public lors de l'élection du successeur de Samuel Schmid le 10 décembre prochain, le reste étant attribué à des délégations officielles. Ces places seront distribuées par tirage au sort. (ats)

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