Transports publics: Les vigiles pourront être armés
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Transports publicsLes vigiles pourront être armés

Les agents de sécurité des transports publics pourraient être équipés d'une arme à feu si nécessaire. Par 101 voix contre 60, le Conseil national a refusé jeudi d'exclure le recours à ce type d'équipement.

Il reviendra au Conseil fédéral de définir la formation, l'équipement et l'armement du personnel du service de sécurité. La gauche aurait préféré exclure d'emblée les armes à feu. Ces dernières sont davantage une menace pour la sécurité qu'une garantie de sécurité, a critiqué en vain Jacqueline Fehr (PS/ZH).

Pour la majorité, il ne s'agit pas de généraliser ce type d'équipement. Mais dans certains cas de figure, le port d'une arme à feu doit pouvoir être autorisé, notamment de nuit ou le soir. Il peut avoir un effet dissuasif ou servir à la légitime défense, notamment lorsque les agresseurs sont armés, a fait valoir Viola Amherd (PDC/VS).

Arrestations

Le National s'est également rallié par 90 voix contre 87 au Conseil des Etats en refusant de permettre à la police des transports d'arrêter pendant 24 heures les personnes soupçonnées d'enfreindre le droit fédéral. L'UDC et une partie des autres bourgeois souhaitaient maintenir cette possibilité dans la loi, estimant que de telles mesures sont nécessaires pour assurer la sécurité dans les trains.

Pour la majorité, accorder une telle compétence ferait des agents de sécurité une véritable force de police, au détriment des polices cantonales. Le service de sécurité ferroviaire doit se contenter de confier immédiatement les personnes qu'il a interpellées à la patrouille ou au poste de police le plus proche.

Conditions de travail

Se penchant sur le reste de la 2e réforme des chemins de fer, le National a accepté par 93 voix contre 80 de préciser que les entreprises de transports doivent respecter les conditions de travail et de salaire usuelles dans la branche pour obtenir une concession.

Par 111 voix contre 63, les députés ont aussi accepté que la Confédération puisse transformer les prêts remboursables destinés à financer les investissements de remplacement et de modernisation en prêts conditionnellement remboursables, voire même d'en suspendre le remboursement.

Le dossier retourne au Conseil des Etats pour quelques divergences mineures.

(sda/ats)

Une police ferroviaire armée: danger ou nécessité?

Julian, 24 ans, apprenti électricien, Genève: «Cela devient presque indispensable à l'heure actuelle. Dans l'aviation, ces méthodes existent depuis longtemps et écartent assez bien les risques que peuvent encourir les passagers.»

Chantale, 32 ans, rédactrice, Genève: «Je ne suis pas d'accord de confier ma sécurité à des entreprises privées dont je ne connais pas les méthodes de recrutement et la capacité des agents à maîtriser leurs armes.»

Matthieu, 28 ans, éducateur, Lausanne: «Il ne faut pas mélanger les tâches et donner n'importe quel pouvoir aux entreprises de sécurité privées. Les armes à feu doivent rester du ressort de la police. La collaboration suffit.»

Céline, 17 ans, étudiante, Grandvaux: «Je trouve cela plutôt rassurant car c'est plus sécurisant de savoir qu'ils sont armés si une situation délicate ou tendue doit se produire à bord du train. Les gens auraient ainsi moins peur.»

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