Actualisé 05.12.2007 à 21:33

Les villes veulent taxer les éditeurs de journaux gratuits

La multitude de journaux gratuits qui jonchent les rues coûte cher aux villes en terme de nettoyage.

Pour cette raison, celles-ci veulent faire passer les éditeurs à la caisse en leur demandant de payer une taxe pour les déchets.

«Les villes suisses sont de plus en plus envahies par les journaux gratuits», a dit Urs Geissmann, directeur de l'Union des villes suisses, mercredi dans l'émission «10vor10» de la télévision alémanique SF.

«Aujourd'hui une grande part du traitement des déchets n'est pas payée par les responsables, mais par les contribuables. Nous devons trouver une solution», ajoute-t-il. «Nous escomptons deux centimes de taxe par exemplaire», précise Urs Geissmann. Il espère toutefois un geste volontaire de la part des éditeurs.

Tamedia, co-éditeur du nouveau gratuit «News» avec la «Basler Zeitung» et la «Berner Zeitung», s'oppose à cette exigence. «Nous contribuons déjà activement à trouver une solution au problème des déchets», a expliqué son porte-parole Christoph Zimmer dans l'émission.

La ville de Sion a mis au point un autre système pour gérer les déchets engendrés par les gratuits. Elle a récemment décidé de réduire le nombre de caissettes sur le domaine public et de taxer celles installées sur le domaine privé. (ats)

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