Actualisé 24.03.2016 à 09:33

GenèveLes violations au Soudan du Sud suivies par l'ONU

Le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a dénoncé des abus «particulièrement choquants» en 2015 dans le pays. Une commission de suivi a été crée.

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Un délai de 100 jours a été accordé jeudi aux belligérants du conflit sud-soudanais - le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar - pour leur permettre de former un gouvernement d'union nationale. (7 novembre 2019)

Un délai de 100 jours a été accordé jeudi aux belligérants du conflit sud-soudanais - le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar - pour leur permettre de former un gouvernement d'union nationale. (7 novembre 2019)

AFP
L'ONU réclame que les coupables d'agressions sexuelles massives au Soudan du Sud soient poursuivis en justice. (Lundi 3 décembre 2018)

L'ONU réclame que les coupables d'agressions sexuelles massives au Soudan du Sud soient poursuivis en justice. (Lundi 3 décembre 2018)

AFP
Le président du Soudan du Sud Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar se sont rencontrés mercredi en vue de faire la paix. (20 juin 2018)

Le président du Soudan du Sud Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar se sont rencontrés mercredi en vue de faire la paix. (20 juin 2018)

Keystone

L'ONU renforce son suivi face aux nombreuses violations dénoncées au Soudan du Sud. Le Conseil des droits de l'homme a adopté tard mercredi à Genève le lancement d'une Commission pour un an renouvelable et a prorogé le mandat de la Commission d'enquête sur la Syrie.

Il y a deux semaines, le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme avait dénoncé des abus «particulièrement choquants» en 2015 au Soudan du Sud. Plus de 1300 viols ont été observés dans un seul Etat de ce pays.

La résolution du Conseil a été approuvée sans vote. La Commission sera constituée de trois membres. Ils devront être nommés par le président du Conseil des droits de l'homme au plus tard début juillet, à la fin de la prochaine session de l'enceinte.

Syrie, Iran, Corée du Nord

Sur la Syrie, la Commission d'enquête dirigée par Paulo Sergio Pinheiro et dont la Tessinoise Carla Del Ponte est membre pourra poursuivre ses investigations. Sa prolongation d'un an été validée par 27 Etats contre six oppositions et 14 abstentions.

Même conclusion pour les rapporteurs spéciaux sur les situations en Iran et en Corée du Nord, respectivement prorogés par 20 voix contre 15 et 11 abstentions et sans vote. Le Conseil a décidé d'aider le second en demandant au Haut Commissaire aux droit de l'homme Zeid Raad al-Hussein de nommer deux experts indépendants pour six mois au maximum.

Document suisse approuvé

Parmi les 18 autres résolutions déjà validées mercredi soir, la volonté suisse d'organiser en juin un débat de haut niveau pour les dix ans du Conseil des droits de l'homme a été entendue. Berne avait proposé une discussion avec la participation des dix présidents du Conseil et elle comme Etat hôte. Cet élément ne figure pas dans la résolution adoptée sans vote qui encourage tous les Etats membres à s'associer à cette réunion.

Une autre rencontre aura lieu également lors de la prochaine session pour célébrer les 30 ans de la Déclaration sur le droit au développement.

Par ailleurs, le Conseil a renouvelé pour trois ans les mandats du rapporteur spécial sur la protection des droits de l'homme dans la lutte contre le terrorisme et de celui sur la liberté de religion.

Sur les marchés financiers, le Conseil appelle les Etats à lancer d'urgence une réforme pour prévenir l'instabilité, le surendettement et les crises financières. Le Conseil doit encore se prononcer jeudi sur 17 résolutions avant de terminer sa session de plus de trois semaines. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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