Bois de la Bâtie: Les visiteurs gavent les animaux de la Bâtie

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Bois de la BâtieLes visiteurs gavent les animaux de la Bâtie

Les pensionnaires du parc paient cher leur gloutonnerie alimentée par les visiteurs.

par
Renaud Bournoud

«Nous avons récemment retrouvé une chèvre les quatre fers en l'air remplie de glands et de marrons de la gorge à l'anus.»

Michel Beuret, chef adjoint du parc animalier du bois de la Bâtie, se désespère de la goinfrerie de ses bêtes, mais fustige aussi les visiteurs: «Pour faire plaisir aux animaux, ils transgressent l'interdiction de les nourrir», alerte-t-il. Une bonne intention qui se révèle parfois fatale. Une femelle chevreuil en a elle aussi fait la funeste expérience la semaine dernière.

«Chaque lundi matin, nous retrouvons des bêtes malades. Durant tout le week-end, elles ont mangé tout et n'importe quoi», déplore Michel Beuret. Pourtant les animaux du parc suivent un régime très strict. «Nous pesons très exactement chaque ration de nourriture. Malgré ces précautions, nous nous retrouvons quand même avec des bêtes en surpoids», s'agace-t-il.

A force d'être gavés par les visiteurs, les paons sont, quant à eux, devenus chapardeurs. Ils n'hésitent plus à piquer la nourriture jusque dans la main de celui qui le nourrit. «Ils se montrent agressifs et font parfois peur aux enfants», observe Michel Beuret.

Mais il y a aussi des actes de malveillance: «L'année dernière nous avons retrouvé un mouton mort empoisonné», déplore Marcel Terrier, le patron du parc. «Le bois de la Bâtie est un parc ouvert au centre-ville, nous sommes donc plus exposés que les zoos», conclut-il.

Deux volières contre la grippe aviaire

Deux nouvelles volières de neuf mètres de haut, d'une surface totale de 240 m2, ont été inaugurées hier au bois de la Bâtie.

Elles sont conçues comme un portique pour le parc. Ces nouvelles installations, réalisées en un temps record, répondent aussi aux besoins de confiner les oiseaux du parc en cas d'alerte à la grippe aviaire. L'une d'elles sera consacrée aux espèces

du marais alors que l'autre accueillera la volaille de basse-cour.

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