«Le ciel attendra»: Les voies du jihadisme ne sont pas si impénétrables
Actualisé

«Le ciel attendra»Les voies du jihadisme ne sont pas si impénétrables

Film coup-de-poing, «Le ciel attendra» met en lumière quelques mécanismes de la radicalisation islamiste.

par
Catherine Magnin

Quand Sonia (Noémie Merlant), 17 ans, hurle sa haine à sa mère qui l'a empêchée de commettre un attentat, on se dit qu'elle est folle. Quand Mélanie (Naomi Amarger), 16 ans, tombe amoureuse, sur Facebook, d'un «Prince» charmant qui la convainc de se convertir au jihad, on se dit qu'elle est fragile. Qu'importent les jugements. Face à ces deux ados dont les parcours se croisent, il y a des parents (Sandrine Bonnaire, Clotilde Courau...) qui s'interrogent, culpabilisent de n'avoir rien vu venir, paniquent de ne savoir que faire...

La réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar dresse avec intelligence le portrait de ces victimes, directes ou collatérales, de la spirale de l'embrigadement. Elle passe habilement de la sociologie à la psychologie, tout en jouant sur le suspense, car rien n'est gagné.

Son film trouve ainsi une place forte parmi ceux qui, docs ou fictions, ont abordé le même sujet ces dernières années: «Made in France», «Les cowboys», «Les chevaux de Dieu» ou encore «Salafistes». N'attendez donc pas pour aller voir «Le ciel attendra».

«Le ciel attendra»

De Marie-Castille Mention-Schaar. Avec Noémie Merlant, Naomi Amarger, Clotilde Courau.

Sortie le 5 octobre 2016

****

Ton opinion