Pays-Bas: Les voisins ont eu la peau du terrain de jeux bruyant
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Pays-BasLes voisins ont eu la peau du terrain de jeux bruyant

Des habitants excédés par le bruit ont fait plier la ville de Nimègue. La décision fait scandale.

par
Arnaud Gallay
Les cris des enfants atteignaient 88 décibels: intolérable pour la ville.

Les cris des enfants atteignaient 88 décibels: intolérable pour la ville.

AFP

L'école primaire De Buut a un mois pour condamner l'accès à sa place de jeux sous peine d'une amende de 10 000euros. Le terrain de gazon artificiel est au cœur d'une polémique nationale depuis que ses voisins, installés dans un immeuble neuf, se plaignent du bruit auprès de la Municipalité. Celle-ci leur a donné raison après avoir mesuré le volume émis par les jeunes habitués des lieux: 88 décibels, bien au-dessus de la limite légale de 70 dB.

La fermeture annoncée de la place de jeux inaugurée il y a quarante ans a suscité l'indignation à travers tout le pays. Plus de 4000 personnes ont signé une pétition contre la décision de la Ville, qui a été discutée jusqu'au Parlement national. «C'est une situation bizarre et absolument injuste pour les enfants. Surtout à l'heure où on nous rappelle constamment qu'ils doivent davantage sortir et faire plus d'exercice», commente Janneke Colsen, directrice de l'école, dans le «Volkskrant». La résistance s'organise autour du terrain. Une bannière y rappelle que les «Lionnes orange (ndlr: l'équipe de foot féminine nationale, finaliste du récent Mondial) doivent bien commencer quelque part!»

En Suisse aussi

Le débat sur les nuisances des préaux et places de jeux n'est pas une spécialité batave. En 2016 à Lausanne, une cour investie par les enfants d'un centre d'accueil de jour avait vu s'opposer voisins et parents. Les plaintes sont récurrentes à Zurich, au point qu'en 2012, des responsables de la jeunesse ont lancé l'idée d'un «droit des enfants à faire du bruit» dans l'espace public.

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