Les voitures neuves devront moins polluer
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Les voitures neuves devront moins polluer

Les voitures neuves ne devront plus émettre en moyenne que 120 grammes de CO2 par km en 2012 contre 160 actuellement.

Ces restrictions font partie de la nouvelle stratégie de la Commission européenne pour impliquer l'industrie automobile dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Les constructeurs devront réduire leurs émissions moteur à 130 grammes. Dix autres grammes seront gagnés par une amélioration des pneumatiques, une climatisation plus économe, la mise en place d'indicateurs de changement de vitesse et un recours aux biocarburants.

En 1998-1999, tous les constructeurs vendant en Europe s'étaient engagés à ce que leurs voitures ne dégagent pas plus de 140 grammes de CO2/km en moyenne d'ici 2008-09, soit une consommation de 5,25 litres de diesel ou 5,8 litres d'essence aux 100 km dans des conditions de test.

Transport routier coupable

Mais en 2005 la moyenne des émissions - plus importantes pour une berline, une voiture de sport ou un 4X4 que pour une petite cylindrée - se situait encore à 162 g/km, ce qui pousse la Commission à vouloir légiférer.

De fait, les émissions du transport routier ont augmenté de 30% depuis 1990 et représentent maintenant plus du quart des émissions de CO2 de l'UE, la moitié étant due aux voitures particulières. Cette hausse menace de remettre en cause les progrès obtenus dans d'autres secteurs par l'UE pour atteindre ses objectifs de Kyoto. Dans ce cadre, l'UE doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8% en 2012, par rapport à 1990.

Loi à élaborer

Le chiffre adopté mercredi Bruxelles n'est cependant qu'un objectif moyen pour la flotte européenne, dont la mise en oeuvre sera traduite par une proposition législative que la Commission soumettra aux Etats membres et au Parlement européen «si possible en 2007, et au plus tard à la mi-2008».

C'est dans cette proposition que Bruxelles précisera, après la réalisation d'une étude d'impact, les moyens pour atteindre cet objectif qui devront éviter «toute distortion injustifiée de concurrence parmi les constructeurs».

Parmi les options possibles, M.Verheugen «n'exclut pas que des objectifs différenciés soient fixés en fonction de la classe des véhicules», comme le réclame l'Allemagne, où ce débat est sensible du fait de la spécialisation du pays dans la production des voitures de grosse cylindrée, les plus polluantes. (ats)

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