Hold-Up: Les vols de fin d'année dopent la sécurité privée
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Hold-UpLes vols de fin d'année dopent la sécurité privée

Les Fêtes sont propices aux braquages sur le canton de Genève. Le dernier date de vendredi. Des vigiles privés sont mobilisés sous l'œil méfiant de la police.

par
tpi
Des vigiles patrouillent devant les changes Migros depuis quelques jours. (Photo: dr)

Des vigiles patrouillent devant les changes Migros depuis quelques jours. (Photo: dr)

Les attaques à main armée se multiplient dans les commerces du canton en cette fin d'année. La dernière en date remonte à vendredi, au Petit-Saconnex, où un homme seul muni d'un couteau a mis la main sur un butin de plusieurs centaines de francs. Face à cette recrudescence, les enseignes n'hésitent plus à faire appel à des gardes privés.

Protectas reconnaît ainsi avoir augmenté son volume de travail. Et même Migros s'y est mis. Depuis quelques jours, des vigiles sont en faction devant les agences de change du géant orange. La direction de l'entreprise refuse de communiquer sur le renforcement de son dispositif. Toutefois, selon nos informations, ces hommes sont armés. Mais sont-ils vraiment préparés à affronter des malfrats qui n'hésitent plus à tirer à l'arme de guerre? Pire, ne vont-ils pas jouer aux cowboys, là où un policier hésiterait à riposter pour ne pas mettre la population en danger?

«Jusqu'à maintenant, il n'y a jamais eu de problème», assure Eric Grandjean, porte-parole des gendarmes. La police cantonale se charge d'ailleurs de former et d'examiner l'aptitude de ces gardes privés à porter une arme. En cas de doute, leur autorisation de travailler avec un revolver saute.

Malgré ces garanties, le syndicat des gendarmes (UPCP) se montre dubitatif face à ces vigiles armés. «Je suis très inquiet de savoir ce qui pourrait se passer en cas de coup dur, affirme le président de l'UPCP Christian Antonietti. Nous préférerions pouvoir assumer cette mission nous-mêmes.» Chez les petits commerçants, on se veut serein. «Nous n'avons rien à reprocher à la police», lance la patronne d'une échoppe de Corsier, qui a tout de même investi plus de 12 000 fr. en sécurité privée depuis deux ans.

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