Coronavirus - Les voyageurs sans masque sont un casse-tête pour les contrôleurs
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CoronavirusLes voyageurs sans masque sont un casse-tête pour les contrôleurs

Bien que les CFF constatent que le port du masque est de manière générale respecté dans les trains et les gares, la situation n’est pas toujours facile pour les contrôleurs.

par
Samantha Medley
Les voyageurs sans masque sont rares dans les trains.

Les voyageurs sans masque sont rares dans les trains.

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À l’extérieur comme à l’intérieur des transports publics, du coin de l’œil, chacun surveille le masque de l’autre et lorsqu’un voyageur n’en porte pas, il est vite repéré. «Quand je vois quelqu’un sans masque, la plupart du temps, je passe tout droit car ces gens sont très véhéments et agressifs, ils n’ont aucun respect», témoigne un contrôleur. Les voyageurs sans masque, pourtant très rares, sont un casse-tête pour le personnel des trains. Même lorsqu’ils présentent une dispense pour des allergies ou des problèmes respiratoires, la situation reste délicate: «Pour se parer des regards inquisiteurs, ils l’accrochent parfois autour de leur cou comme un collier ou ils le posent sur la tablette du train pour couper court aux questions», raconte un autre agent de train.

Faux certificat médical

L’œil des contrôleurs s’est aiguisé avec l’obligation, depuis juillet 2020, de porter un masque. Ils savent repérer les tricheurs: «Je suis attentif à l’encre, au tampon du médecin ou encore à la date. Je demande une pièce d’identité», raconte l’un d’eux. Les employés des transports publics ne font que respecter les règles d’hygiène et les mesures de protection émises par la Confédération pour assurer les déplacements de la population en toute sécurité.

Personnel ni policier ni médecin

En dépit de quelques cas isolés, les CFF constatent que le port du masque est de manière générale bien respecté dans les trains et les gares. «Nous essayons tous de gérer cette situation au mieux, et c’est en collaborant et en se respectant mutuellement qu’on arrivera à sortir de cette pandémie. Notre personnel est formé au contact humain et à la désescalade de conflits, mais ne fait ni partie d’un corps policier ni de la profession médicale», explique Ottavia Masserini, porte-parole des CFF. Si la situation devient désagréable autant pour les collaborateurs que pour les voyageurs, les agents de train ont la possibilité de demander du soutien auprès de la police des transports.

Si vous aussi vous constatez des difficultés quand vous ne portez pas de masque, notamment pour des raisons médicales, contactez-nous sur reporter@20minutes.ch

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