Vaud - Les zadistes comptent s’opposer aux ordonnances pénales
Publié

VaudLes zadistes comptent s’opposer aux ordonnances pénales

Le Collectif des Orchidées annonce jeudi que les voies juridiques seront saisies pour s’opposer aux peines écopées par les anciens occupants de la colline du Mormont, près d’Eclépens. Des sanctions jugées «démesurées» par ces derniers.

par
Lauren von Beust

«Les zadistes ayant écopé de 2 à 3 mois de prison ferme sans sursis utiliseront les voies juridiques pour s’opposer à ces peines démesurées pour l’infraction – violation de domicile – reprochée», annonce jeudi le Collectif des Orchidées dans un communiqué. Près de 60 activistes, qui avaient été évacués de la colline du Mormont près d’Eclépens (VD) à la fin du mois de mars, ont reçu une ordonnance pénale à la suite de l’évacuation de la ZAD. Pour rappel, 45 d’entre eux n’ont pu être totalement identifiés. Seules leurs empreintes ont été répertoriées.

«Nous jugeons que la justice d’aujourd’hui, incapable de protéger notre avenir, n’a pas de légitimité. Nous ne voulons donc pas faciliter le travail à une justice qui n’est pas prévue pour protéger les intérêts du vivant, de la Terre et de notre futur», se justifient les zadistes, qui demandent également l’annulation de toutes les poursuites pénales à l’encontre des militants de la colline.

Le jour de l’évacuation de la ZAD de la colline du Mormont, le 30 mars dernier. 

Le jour de l’évacuation de la ZAD de la colline du Mormont, le 30 mars dernier.

AFP

«Répression démesurée»

Dans leur texte, les militants du climat dénoncent des «conditions de détention inacceptables, de la répression judiciaire démesurée», et reprochent aux observateurs neutres leur absence durant les quatre derniers jours de l’évacuation. Mandatés par le Canton, ces derniers étaient présents le jour de l’intervention dans le but de signaler d’éventuels débordements d’une part comme de l’autre.

Par ailleurs, ce même collectif réclame la démission de la conseillère d’État Verte Béatrice Métraux. Début avril, une dizaine de collectifs – dont solidaritéS et Extinction Rebellion – l’avaient déjà demandée. Interrogée par «24 heures» la semaine dernière, la cheffe de l’Environnement et de la Police trouvait cette réclamation adressée à une élue assermentée «inadéquate». Celle-ci se défendait d’«avoir appliqué les lois et les décisions de justice dans le cas de l’évacuation du Mormont».

Ton opinion

395 commentaires