Coronavirus: Les zoos suisses appellent la Confédération à l’aide
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CoronavirusLes zoos suisses appellent la Confédération à l’aide

La nouvelle fermeture prononcée par le Conseil fédéral met en danger les zoos suisses, dont les réserves ont déjà été épuisées ce printemps.

«Nous ne pouvons plus nous permettre financièrement un second arrêt de plusieurs semaines», écrit vendredi zoosuisse, à la suite des décisions du Conseil fédéral.

«Nous ne pouvons plus nous permettre financièrement un second arrêt de plusieurs semaines», écrit vendredi zoosuisse, à la suite des décisions du Conseil fédéral.

Keystone

Les zoos suisses demandent au Conseil fédéral de créer un fonds de soutien en leur faveur, analogue au fonds pour les musées. La nouvelle fermeture prononcée en raison de la pandémie est plus grave pour eux que celle du printemps, leurs réserves étant épuisées et les assurances ne couvrant plus les pertes.

«Nous ne pouvons plus nous permettre financièrement un second arrêt de plusieurs semaines», écrit vendredi zoosuisse, l’association des parcs zoologiques suisses gérés de façon scientifique, en réaction à la décision du Conseil fédéral d’ordonner la fermeture de tous les lieux de loisirs. Le Zoo La Garenne (VD) ainsi que les grands zoos de Zurich et de Bâle en font partie.

Perte pouvant atteindre 1,5 million

La perte de recettes au cours des douze semaines du premier semi-confinement s’est élevée à 16,6 millions de francs suisses pour l’ensemble des zoos suisses. La perte à venir pour eux pourrait donc atteindre 1,5 million de francs par semaine, estime leur organisation faîtière. Elle ne pourra pas être couverte sans l’aide de la Confédération, souligne zoosuisse.

Le travail à temps partiel dans les zoos n’est possible que pour quelques groupes de personnes, car les animaux doivent continuer à être soignés même pendant le confinement, rappelle l’organisation. Lors de la première vague de la pandémie de coronavirus, certains zoos ont pu réduire leurs coûts, tandis que d’autres ont reçu des indemnités d’assurance, des contributions supplémentaires des quelques cantons ou des dons privés du public.

(ATS/NXP)

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