Actualisé 03.07.2012 à 18:28

Zurich-KlotenLes Zurichois voteront sur le bruit des avions

L'accord entre la Suisse et l'Allemagne entrera en vigueur dès qu'il sera ratifié, même si la Suisse n'a pas réglé le problème de la répartition du bruit. Les Zurichois voteront.

Les approches de l'aéroport de Zurich-Kloten en passant sur le territoire allemand seront autorisées de 06h30 à 18h00 les jours ouvrables.

Les approches de l'aéroport de Zurich-Kloten en passant sur le territoire allemand seront autorisées de 06h30 à 18h00 les jours ouvrables.

Avec la ratification, les restrictions sur le survol de l'Allemagne seront appliquées dès 2020, a indiqué à l'ats Daniel Göring, porte-parole de l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). Même si la Suisse n'a pas de solution pour la nouvelle répartition des vols sur son territoire.

La Suisse dispose d'un délai de sept ans et demi pour définir sur quelles régions helvétiques voleront les avions qui ne pourront plus survoler le territoire allemand. Les pistes 28 et 32 de l'aéroport de Zurich-Kloten devront être prolongées de 400 mètres.

Pistes trop courtes

Les deux pistes sont actuellement trop courtes pour des appareils lourds. La piste 28 devra être prolongée vers l'ouest et la piste 32 vers le nord. L'aéroport va élaborer les projets de prolongement dans les prochains mois.

Les projets seront ensuite soumis au gouvernement cantonal et au parlement. En cas de référendum, l'objet sera soumis au peuple. En novembre 2011, les Zurichois avaient rejeté à 58,8% un texte visant à empêcher l'extension des pistes.

Les projets de prolongement vont certainement provoquer des discussions. Il est trop tôt actuellement pour dire ce qui se passerait si les Zurichois disaient non au prolongement des pistes.

Des oppositions

En cas de oui, le projet retenu serait alors soumis à l'OFAC qui le publiera officiellement. Cette étape devrait provoquer une pluie d'oppositions. Les adversaires pourront aller jusqu'au Tribunal fédéral. L'aéroport s'attend à une longue procédure.

Des obstacles peuvent aussi surgir dans la procédure au niveau fédéral. Les ministres ont signé l'accord, mais les Chambres fédérales et le Bundestag allemand doivent encore le ratifier.

En Suisse, un référendum peut être lancé contre la décision des Chambres. Un vote populaire serait alors nécessaire. Un non du peuple suisse rendrait l'accord caduc. En cas de oui, l'accord entrerait en vigueur deux mois après l'échange des textes ratifiés.

Plus tôt le matin

Le texte signé par la Suisse et l'Allemagne stipule que, le soir, les survols devront passer au-dessus de la Suisse trois heures plus tôt qu'actuellement. En contre-partie, l'Allemagne accepte le survol de son territoire une demi-heure plus tôt le matin.

Les approches de l'aéroport de Zurich-Kloten en passant sur le territoire allemand seront donc autorisées de 06h30 à 18h00 les jours ouvrables. Le weekend et les jours fériés, elles ne seront admises que de 09h00 à 18h00.

La répartition des vols sur le territoire suisse s'annonce difficile car aucune région ne veut avoir à supporter un trafic aérien supplémentaire. D'ici 2020, 20'000 vols devront être transférés sur des routes aériennes ne survolant pas l'Allemagne.

Compromis pas acceptable

Des oppositions sont aussi prévisibles en Allemagne. Berthold Fuld, vice-président de l'Union contre le bruit des avions, a déclaré mardi à l'agence de presse allemande dpa que le compromis signé n'est pas acceptable.

Selon M. Fuld, l'accord provoque des désagréments supplémentaires le matin tôt pour les habitants du sud du Bade-Wurtemberg. Il va attendre la publication de la nouvelle réglementation et ensuite examiner la possibilité de faire recours.

(ats)

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