viralité éphémère – L’étoile du réseau social de salons audio a pâli
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viralité éphémèreL’étoile du réseau social de salons audio a pâli

L’app Clubhouse est au creux de la vague, même si son patron estime qu’elle suit le cycle de vie ordinaire d’une start-up.

L’application Clubhouse avait été lancée en mars 2020 en pleine pandémie. Elle était alors accessible uniquement sur invitation et pour les titulaires d’un iPhone.

L’application Clubhouse avait été lancée en mars 2020 en pleine pandémie. Elle était alors accessible uniquement sur invitation et pour les titulaires d’un iPhone.

REUTERS

Il y a peine un an, on lui promettait de devenir le Twitter de la conversation audio. Mais l’application Clubhouse, initialement réservée à une audience sélecte, tarde à confirmer. Pire, il semble qu’elle soit au creux de la vague. Pendant que les concurrents Twitter, Facebook et autre Discord ont copié sa fonction principale, les téléchargements de l’app ont chuté de façon spectaculaire.

Patron optimiste

En juin, un mois après son lancement sur Android, Clubhouse a atteint un pic de près de 9 millions de téléchargements, selon les données de la firme App Annie. En novembre, on n’en comptait plus que le 10%. «Je ne peux pas citer beaucoup de marques qui ont connu une croissance aussi incroyable puis une baisse si rapprochée aussi incroyable», a déclaré au Financial Times Pete Boyle, expert en marketing, ajoutant qu’il n’avait plus entendu parler de l’app dans son réseau professionnel au cours des trois derniers mois.

Nous sommes passés d’une communauté de seuls bêtatesteurs l’an passé à un réseau mondial de nombreuses communautés différentes

Paul Davison, patron de Clubhouse, dans le <em>Financial Times</em>.

De son côté, Clubhouse a contesté ces données tout en refusant de communiquer celles habituelles relatives aux utilisateurs actifs de l’app. Son patron, Paul Davison, a préféré mettre en avant le nombre de salons de conversations ouverts quotidiennement qui a passé durant l’été de 300’000 à 700’000 unités.

Il a aussi relativisé la baisse de régime de l’application, considérant qu’elle fait partie du cycle de vie typique d’une start-up sociale, avec ses hauts et ses bas. Et les fonctions copiées par ses rivaux «n’ont pas eu d’impact réel sur l’entreprise», selon l’ancien étudiant de Stanford âgé de 42 ans.

Solide assise financière

Cette année, Clubhouse a vu son nombre d’employés passer de 9 à 90 actuellement. Lors de son dernier tour de financement en juin, la société était évaluée à 4 milliards de dollars. Derrière elle, on trouve le très influent cabinet de capital-risque Andreessen Horowitz (a16z) qui, en organisant des sessions régulières et en faisant venir des athlètes et des musiciens célèbres, en a profité pour garnir son portefeuille d’investisseurs, note le Financial Times.

Les NFT comme salut?

Paul Davison n’entend pas diversifier la société du support audio, mais au contraire s’y spécialiser «en tant que société indépendante». Mais l’ancien responsable de la bourse de cryptomonnaies Coinlist envisage aussi d’explorer des moyens d’intégrer dans l’app des actifs numériques et des jetons non fongibles (NFT) très à la mode. Paul Davison n’a par contre pas voulu dire au quotidien financier si sa société avait été approchée par des rivaux ou s’il serait ouvert à une vente.

(laf)

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