Etats-Unis: Leur actrice favorite est coupée au montage, ils attaquent le studio

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États-UnisLeur actrice favorite est coupée au montage, ils attaquent le studio

Deux Américains ont loué «Yesterday» après avoir aperçu Ana de Armas dans la bande-annonce. La comédienne ne figurant finalement pas dans le film, ils portent plainte.

L’actrice cubaine est notamment connue pour avoir incarné Marilyn Monroe dans «Blonde».

L’actrice cubaine est notamment connue pour avoir incarné Marilyn Monroe dans «Blonde».

AFP

Deux cinéphiles américains ont été autorisés par la justice à poursuivre un studio hollywoodien. Ils lui reprochent une bande-annonce trompeuse, qui les a incités à louer un film où leur actrice favorite a finalement été coupée au montage. Lorsqu’ils ont dépensé chacun 3.99 dollars pour regarder le film «Yesterday» sur Amazon Prime, les deux hommes pensaient y voir Ana de Armas, une actrice dont ils sont tous les deux fans. La jeune femme est notamment connue pour avoir incarné une espionne dans le James Bond «Mourir peut attendre» et Marilyn Monroe, plus récemment sur Netflix.

La comédienne apparaissait initialement dans la bande-annonce de cette production Universal Pictures. Mais dans la version finale de «Yesterday», qui raconte l’histoire d’un musicien plongé dans une réalité parallèle où les Beatles n’ont jamais existé, nulle trace de la trentenaire, qui a été coupée au montage. De quoi se retourner contre le studio et crier à la fraude, dans un recours collectif rapporté vendredi par plusieurs médias américains.

Ils réclament 5 millions de dollars

Selon la plainte, «les consommateurs n’ont pas reçu la valeur attendue de leur location ou achat». Pour sa défense, Universal a tenté d’avancer que les bandes-annonces sont protégées par le premier amendement de la constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression. Un argumentaire rejeté jeudi par le juge en charge de l’affaire, qui a désavoué ce studio majeur de Hollywood.

«Par essence, une bande-annonce est une publicité conçue pour vendre un film en fournissant au consommateur un aperçu» du long-métrage, a estimé le magistrat, autorisant ainsi les poursuites. Contacté par l’AFP, Universal n’avait pas immédiatement réagi vendredi soir. Dans leur recours, les fans déçus réclament cinq millions de dollars de dédommagement. L’affaire doit être jugée sur le fond le 3 avril.

(AFP)

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