Lausanne: Leur placement dans des abris PC pas satisfaisant
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LausanneLeur placement dans des abris PC pas satisfaisant

Près de 300 manifestants ont scandé samedi après-midi les mots «stop bunker!» dans les rues de Lausanne. Ils dénonçaient leurs conditions de vie dans des abris de la protection civile.

Les manifestants portaient des banderoles où l'on pouvait lire: «Stop bunker» ou «J'ai besoin d'air frais».(Samedi 25 juin 2016)

Les manifestants portaient des banderoles où l'on pouvait lire: «Stop bunker» ou «J'ai besoin d'air frais».(Samedi 25 juin 2016)

photo: Keystone

Avant de défiler dans le centre de Lausanne en début d'après-midi, les manifestants s'étaient rassemblés sur l'esplanade de Montbenon. Ils portaient des banderoles où l'on pouvait lire: «J'ai besoin d'air frais», ou «Arrêtez de nous mettre sous terre et de violer nos droits».

Avant le départ du cortège, plusieurs requérants ont pris la parole en français et dans leur langue d'origine pour exprimer leur désaccord avec leur placement dans des abris. «On est dans des bunkers dans des conditions très mal», a déclaré l'un d'eux.

600 personnes concernées

Selon le collectif organisateur de la manifestation, soutenu par «Droit de rester», près de 600 personnes logent actuellement dans des bunkers. Plus de 400 d'entre elles y sont depuis plus de six mois.

Dans une déclaration remise à la presse, le collectif a rappelé que les personnes concernées par ces conditions de logement viennent d'Erythrée, de Somalie, de Syrie et d'Irak, des états ravagés la guerre et la dictature. Dans ces pays, les bunkers sont associés aux bombes.

Bruit et promiscuité

«Nous sommes épuisés. Le bruit et la promiscuité qui règnent dans les bunkers nous empêchent souvent de dormir. Dans ces conditions, il nous est impossible de nous remettre des horreurs vécues ou vues dans notre pays d'origine ou durant le voyage vers la Suisse», expliquent les requérants dans cette déclaration.

La manifestation s'est achevée sur la Place du Château, où les requérants ont déposé une lettre à l'attention des autorités cantonales. Jeudi dernier, le collectif qui les défend avait remis 170 demandes de transfert auprès de la direction de l'EVAM (Etablissement vaudois d'accueil des migrants). (nxp/ats)

(NewsXpress)

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