Lausanne: Leurs ébats enflamment le lit, il le jette par la fenêtre
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LausanneLeurs ébats enflamment le lit, il le jette par la fenêtre

Le feu a surpris un amant fougueux et sa belle. Quelques minutes plus tard, l'homme s'est fait plaquer contre un mur par la police.

par
Mirko Martino
Il ne restait presque plus rien du sommier et du matelas.

Il ne restait presque plus rien du sommier et du matelas.

Samedi 29 août, Luc* et Eva* passaient leur première nuit ensemble. Leur fougue a fait dangereusement se rapprocher le lit d'une bougie. «C'était déjà dimanche matin, raconte l'homme de 30 ans. Nous faisions l'amour lorsque j'ai vu que ça cramait. Les flammes étaient hautes et se propageaient très vite.» Pris de panique, il a ouvert les stores, s'est assuré que personne n'était sous sa fenêtre et a tout balancé. «J'avais peur que ­l'appartement et l'immeuble partent en fumée», avoue-t-il.

Le feu semblant circonscrit, Luc a alors appelé la police en exposant les faits. «Ils m'ont mis en contact avec la centrale des pompiers, explique le trentenaire. Après quelques minutes de discussion, la personne au bout du fil m'a dit qu'ils n'allaient pas intervenir.» Mais 15 minutes plus tard, forces de l'ordre et soldats du feu frappaient à sa porte. En ouvrant, Luc s'est retrouvé face au spray au poivre d'un agent. «J'ai été plaqué contre le mur, reprend-il. On se serait cru en pleine intervention des forces spéciales.»

«Les policiers s'attendaient à voir quelqu'un à côté du matelas carbonisé, mais il n'y avait personne, justifie leur porte-parole, Sébastien Jost. Dans ce genre de cas, on ne sait pas à qui on aura affaire.» Après avoir été entendus dans les locaux de la police, les deux tourtereaux ont pu rentrer chez eux. Ils garderont certainement un souvenir ardent de cette nuit-là.

* Prénoms d'emprunt

Geste interdit

En cas d'incendie, les pompiers recommandent d'appeler le 118, de fermer les fenêtres et de couvrir le feu afin de l'étouffer. Mais surtout de sauver les personnes présentes et de ne pas se mettre en danger. Le geste de Luc est interdit, mais «vu l'état de nécessité, on peut exceptionnellement faire quelque chose qui n'est pas autorisé, estime le porte-parole de la police. Il n'y a manifestement pas eu de mise en danger de la vie d'autrui.» Au procureur de décider s'il poursuit Luc pour incendie par négligence.

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