Conseil national: Leuthard déplore les «majorités incertaines»
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Conseil nationalLeuthard déplore les «majorités incertaines»

La future présidente de la Confédération regrette l'imprévisibilité de la Chambre basse du Parlement.

Doris Leuthard avec le pilote de Solar Impulse 2 Andre Borschberg, le 26 juillet 2016 à Abu Dhabi.

Doris Leuthard avec le pilote de Solar Impulse 2 Andre Borschberg, le 26 juillet 2016 à Abu Dhabi.

AFP

La conseillère fédérale Doris Leuthard regrette que le Conseil national soit devenu plus imprévisible. En tant que présidente de la Confédération l'année prochaine, l'une de ses tâches sera de trouver un terrain d'entente avec l'aide des présidents des deux chambres.

«Les majorités sont plus incertaines» dans la chambre basse du Parlement depuis son virage à droite. «On ne sait pas vraiment sur quel pied danser» et le travail est devenu plus difficile, déclare Doris Leuthard dans un entretien diffusé lundi par plusieurs médias.

«Pourtant, les partis ont une responsabilité gouvernementale», ajoute la ministre des transports. Elle souligne qu'ils doivent en partie les soutenir et porter les projets. «Cette responsabilité, le Conseil national a tendance à l'oublier».

Le Parlement peut et doit critiquer et modifier les projets, poursuit-elle, «mais, dans les dossiers importants, nous devons trouver une solution». Elle cite comme exemple le budget 2017 de la Confédération porté par le ministre des finances Ueli Maurer, qui a été refusé par l'UDC, son propre parti. «Ce n'est pas très agréable», lâche-t-elle.

Merkel, «sa constante»

Face aux changements en Italie et bientôt en France, M. Leuthard voit la chancelière allemande Angela Merkel comme «sa constante». Elle représente «le gage d'une certaine stabilité dans un monde qui évolue rapidement».

La conseillère fédérale PDC observe avec inquiétude la montée du nationalisme. «Beaucoup de pays se referment sur eux-mêmes» et installent des barrières protectionnistes. «C'est un souci pour la Suisse, car notre pays est dépendant des échanges et de l'accès aux marchés extérieurs».

Réfutant totalement l'idée d'élitisme, elle trouve toutefois dangereux, «si le peuple devait avoir le sentiment que les politiques décident de tout dans leur tour d'ivoire et ne s'occupent que du bien-être des multinationales». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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