Ville de Genève: Levée des ordures gratis pour les petits commerces
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Ville de GenèveLevée des ordures gratis pour les petits commerces

Après des mois de bisbille sur les règles en matière de récolte de
déchets des entreprises, l'Etat et la commune ont signé un accord transitoire.

par
David Ramseyer
Keystone/Salvatore di Nolfi

Inquiétude et protestations des petits commerçants, pareil parmi les élus de la Ville, motion au Conseil Municipal, suivie par l'Exécutif... L'an passé, la fin décidée par le Canton de la tolérance communale - qui offrait sous conditions aux petites entreprises et au monde associatif de les débarrasser gratuitement de leurs ordures - avait fait des vagues. Le calme semble aujourd'hui revenu. L'Etat et la Municipalité ont signé ce mardi un accord transitoire.

Mesures plus pragmatiques

Jusqu'en 2021, les déchets des 6500 entreprises de la Ville qui ne comptent pas plus de huit employés seront récoltés et éliminés, sans taxe, et sans limite de volume. Même mesure pour les associations à but non lucratif. Les sociétés jusqu'à 250 employés pourront, elles, accéder aux écopoints l'an prochain. Elles en ont l'interdiction aujourd'hui et doivent mandater des privés pour éliminer leurs ordures.

«Tout cela représentera un coût qui va falloir évaluer, avoue le conseiller administratif Guillaume Barazzone, chargé de l'environnement urbain. Mais la décision prise l'an dernier par le Canton, qui impliquait de taxer les petits commerces, était très compliquée à appliquer.» Selon le magistrat, il aurait par exemple fallu engager une armada de contrôleurs pour vérifier chaque sac poubelle au bas des immeubles, pour savoir s'il appartient au locataire du 3e ou au bureau d'architecte du rez-de-chaussée.

Un accord pour plus de cohérence

«Cette simplification administrative reste évidemment insatisfaisante, car elle n'oblige pas les micro-entreprises à trier leurs déchets», relève Antonio Hodgers. Le conseiller d'Etat compte sur la bonne conscience de chacun pour faire des efforts. Canton et Ville estiment cependant que l'accord signé aujourd'hui leur permet désormais de réfléchir ensemble - et pas l'un contre l'autre - «à des modèles plus universels et à des mesures plus fortes», d'ici 2021. Elles concerneront sans doute autant les entreprises que les citoyens. Une obligation de tri pourrait notamment être au menu.

Les autorités visent un taux de 60% de recyclage des déchets d'ici 2024, date de la mise en marche de la nouvelle usine de traitement des ordures Cheneviers IV. Le taux était l'an dernier de 49,3%, au bout du lac.

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