Actualisé 02.03.2013 à 12:26

SoleureLevrat compare Christoph Blocher à Silvio Berlusconi

Le vice-président de l'UDC et le chef de la droite italienne «défendent le plus souvent leur propre intérêt, presque jamais l'intérêt de l'Etat», a dénoncé samedi le président du PS, parti réuni en assemblée à Soleure.

Faisant allusion à la campagne sur l'initiative contre les salaires abusifs, le Fribourgeois a énuméré les similarités, selon lui, entre les deux hommes politiques: «Milliardaire, ministre déchu, chef d'un parti miné par les scandales, magnat de la presse, isolationniste, clown drôle parfois, pathétique le plus souvent.»

Et d'ajouter: «Remplacez Fininvest par Ems Chemie, Mediaset par la 'Weltwoche' ou la 'Basler Zeitung', la présidence du Conseil italien par le Conseil fédéral, le Rubygate par l'affaire Zuppiger et finalement Il Popoplo della Liberta par l'UDC.» Christian Levrat a aussi accusé l'UDC et les libéraux-radicaux d'avoir défendu des privilèges durant la campagne sur les trois objets soumis au peuple dimanche.

Initiative «1:12»

Le conseiller aux Etats a en outre longuement évoqué les lendemains de la votation fédérale. Il a appelé les membres du parti à s'engager totalement en faveur de l'initiative «1:12» des Jeunes socialistes, soumise au peuple d'ici à la fin de l'année. Ce texte exige que le salaire le plus élevé dans une entreprise ne dépasse pas 12 fois le niveau du plus faible.

Christian Levrat a aussi plaidé pour une limitation de la part des bonus dans les salaires: «Pas de bonus supérieur à la part fixe des salaires». Il s'est aussi prononcé pour un impôt sur les bonus et l'interdiction de ceux-ci si l'entreprise engendre des pertes, licencie du personnel ou se restructure.

Dans la même ligne, il a appelé à la mobilisation en faveur de l'initiative pour un salaire minimum ainsi que celle pour l'introduction d'un impôt fédéral sur les successions. Il a aussi évoqué l'initiative pour la suppression des forfaits fiscaux.

«Cartel des perdants»

Christian Levrat a dénoncé le «cartel des perdants», soit les partis bourgeois qui tentent de «saboter» les réformes des assurances sociales et maladie que le ministre socialiste Alain Berset a entamées. «C'est une honte quand on a, comme le PLR, échoué pendant 10 ans à la tête du Département de l'intérieur à forger la moindre majorité sur un projet.» (ats)

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