Malaisie - L’ex-politicien impliqué dans l’enlèvement de Mia arrêté

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MalaisieL’ex-politicien impliqué dans l’enlèvement de Mia arrêté

L’ancien membre du parti centriste de François Bayrou, qui nourrit des thèses complotistes et aurait participé à la «restitution» de la fillette à sa mère, a été interpellé.

L’ancien chef de file du Modem de la région Midi-Pyrénées ici lors d’une grève du froid pour protester contre la fermeture d’un site. Il a été arrêté en Malaisie samedi dans le cadre de l’enquête sur l’enlèvement de la petite Mia.

L’ancien chef de file du Modem de la région Midi-Pyrénées ici lors d’une grève du froid pour protester contre la fermeture d’un site. Il a été arrêté en Malaisie samedi dans le cadre de l’enquête sur l’enlèvement de la petite Mia.

AFP

R.D., un Français résident en Malaisie soupçonné d’avoir contribué à l’enlèvement d’une fillette en France mi-avril, été interpellé samedi en Malaisie où il réside, a-t-on appris dimanche de sources proches du dossier.

Figure du mouvement complotiste, il résidait depuis plusieurs années en Malaisie en situation irrégulière et était sous le coup d’un mandat d’arrêt international.

Il a été arrêté par les policiers malaisiens sur cette base de séjour irrégulier, selon une source proche du dossier.

Il peut désormais être soit expulsé vers la France pour séjour irrégulier en Malaisie, soit extradé si les autorités retiennent le mandat d’arrêt international, sachant que la procédure d’expulsion est plus rapide.

La petite Mia, 8 ans, a été enlevée mi-avril à la demande de sa mère par plusieurs hommes alors qu’elle était hébergée chez sa grand-mère maternelle dans un village des Vosges (Est de la France).

Sa mère n’avait plus le droit de la voir seule ni de lui parler au téléphone. Elle a été retrouvée cinq jours plus tard avec sa mère à Sainte-Croix, dans le canton de Vaud.

Figure du mouvement complotiste

R. D., 54 ans, un ancien cadre du parti centriste MoDem dans le Sud-Ouest de la France, exclu de ce parti centriste en 2010, est depuis devenu une figure du mouvement complotiste.

Dans une vidéo mise en ligne après l’enlèvement de Mia, il avait tenté de se défendre. Sans évoquer nommément la fillette, il réfutait le terme d’enlèvement.

«La grosse presse tente de nous discréditer au maximum en m’accusant par exemple de fomenter des enlèvements», affirmait-il dans cette vidéo. «Notre organisation, libre, résistante, rend des enfants kidnappés par l’Etat à des parents, à leur demande. Il n’y a donc absolument pas d’enlèvement».

Dans d’autres vidéos plus anciennes, il défendait l’idée d’un coup d’Etat populaire et se disait opposé aux impôts, aux vaccins, aux masques ou à la 5G.

Dans le cadre de l’affaire Mia, six hommes et la mère de la fillette, proches de la mouvance anti-système et complotistes, ont été inculpés et écroués en France.

(AFPE)

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