Madagascar: L’ex-président Didier Ratsiraka est décédé à 84 ans
Actualisé

MadagascarL’ex-président Didier Ratsiraka est décédé à 84 ans

«L’Amiral rouge», qui a gouverné le pays malgache durant une vingtaine d’années, s’est éteint dimanche matin. Il avait été hospitalisé en début de semaine pour une grippe.

Didier Ratsiraka a dirigé le pays entre 1975 et 1991, puis entre 1997 et 2002 (photo d’archive, prise le 28 février 2002).

Didier Ratsiraka a dirigé le pays entre 1975 et 1991, puis entre 1997 et 2002 (photo d’archive, prise le 28 février 2002).

AFP

L’ex-président malgache Didier Ratsiraka, officier de marine surnommé «l’Amiral rouge» pour sa politique socialiste, est mort dimanche matin à 84 ans, a annoncé l’actuel chef de l’État Andry Rajoelina sur Twitter.

Hospitalisé en début de semaine pour une grippe, Didier Ratsiraka a été président de l’île de l’océan Indien de 1975 à 1991 puis de 1997 à 2002. «Les Malagasy (Malgaches) ont perdu un illustre patriote», a déclaré M. Rajoelina.

«Révolution socialiste»

Instigateur de la «révolution socialiste malgache» qui se révèlera un échec économique et social, ce militant anticolonial, «camarade» de Fidel Castro, a laissé en héritage la «malgachisation» de l’enseignement et du nom des villes.

Un mouvement de contestation entre 1991 et 1992 l’oblige à quitter le pouvoir et accepter la transition libérale réclamée par son opposant de l’époque, Albert Zafy, qui lui succèdera à la tête de l’État. «L’Amiral rouge» reprendra le pouvoir en 1997 mais en sera une nouvelle fois chassé à l’issue de la présidentielle suivante.

Au terme d’un scrutin contesté, des manifestations et des affrontements armés éclatent de décembre 2001 à juillet 2002 dans les rues du pays, entre les partisans de Dider Ratsiraka et ceux de son nouvel opposant, le maire d’Antananarivo, Marc Ravalomanana. Ce dernier est finalement déclaré vainqueur et Didier Ratsiraka forcé à s’exiler en France pendant neuf ans.

Peine de prison annulée

En 2003, le président déchu est condamné par contumace à dix ans de travaux forcés pour «détournement de deniers publics» puis à cinq ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l’État. Ses peines seront toutefois annulées en 2009.

Ces dix dernières années, il était présent sur la scène politique malgache, régulièrement invité sur les plateaux de télévision pour livrer ses analyses.

(AFPE)

Ton opinion