Folamour, l’homme au bob paré à filer la banane à Verbier 

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Folamour au Polaris FestivalL’homme au bob paré à filer la banane à Verbier 

Le DJ français enchaîne les dates partout autour du globe. Cet amoureux de la funk fera halte au Polaris vendredi 25 novembre 2022. Il s’en réjouit. 

par
Fabien Eckert
Le Français de 32 ans ne manquera de déguster une raclette lors de son passage en Valais. 

Le Français de 32 ans ne manquera de déguster une raclette lors de son passage en Valais. 

Koria

Folamour fait désormais partie des DJ incontournables de la scène francophone. En témoigne son succès dans le monde entier. Le Polaris, festival électronique à Verbier (VS), avait repéré le garçon il y a quelques temps déjà. Il l’avait invité à donner un live streaming pendant la pandémie et à mixer dans une édition estivale réduite de l’événement. Il y reviendra vendredi 25 novembre 2022. «Ce volet en été – c’est tout relatif il faisait 6 degrés – c’était déjà génial. J’y avais vécu des moments géniaux, mais on m’avait toujours dit d’y venir l’hiver parce que c’est là que se joue le vrai festival. J’ai donc vraiment hâte d’y être», lance Folamour au bout du fil, à peine rentré d’une tournée sur le continent américain.

Le voyage est d’ailleurs une constante pour l’artiste français de 32 ans, qui, avant de créer Folamour, a joué dans des groupes de rock, de metal et de reggae. «J’aime la musique qui raconte les histoires. J’essaie d’emmener les gens en voyage. Alors, quand le cadre et le décor invitent déjà à voyager comme c’est le cas à Verbier, ça facilite les choses pour déconnecter, tout oublier et passer un bon moment», affirme celui qui a sorti l’album «The Journey» («Le voyage» en français), en 2021. L’autre particularité du sympathique DJ est de proposer des sets dansants, joyeux et qui filent la banane à tous les coups: «Quand je suis sur scène, je veux que le public, autant que moi, reparte avec le sourire. Mon objectif est d’apporter de la joie. Ça vient de mon amour de la funk, de la soul, du disco, de la musique africaine ou sud-américaine. Ces musiques-là ont toutes comme point commun d’offrir du plaisir à être ensemble, à chanter et à danser». Reste que ça n’a pas été si évident pour lui de faire accepter son style musical, loin de certains standards de la musique électronique. «On m’a souvent dit que ce que je jouais n’était pas approprié à 3h du matin dans un club sombre. J’ai toujours combattu cette idée. Avec le Covid, les choses ont été remises à plat. Les gens n’avaient plus d’idées préconçues sur la musique qui devait passer en club. Ils étaient plus ouverts», estime l’homme qui est tombé amoureux de la funk et de la soul en décortiquant les instrumentations du hip-hop des années 1990.

Ses sets, justement, il ne les prépare pas vraiment. «Je récolte de nouveaux morceaux en passant ma vie à faire du digging. Je suis même monomaniaque en écoutant toujours toute la discographie d’artistes qui m’intéressent pour être sûr de ne pas rater une pépite. Ensuite, j’inclus ces titres dans de grosses playlists sur clé USB dans lesquelles je pioche», détaille celui qui a toujours un bob vissé sur la tête quand il est aux platines. «Ce chapeau est ma signature. Au début de ma carrière, j’ai voulu être facilement reconnaissable. Je voulais que les gens sachent que c’était Folamour quand ils voyaient un grand type au bob qui joue de la funk. C’était aussi une manière de créer un personnage de scène différent du mec qui compose tout seul en studio».

Le programme: 

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