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Coronavirus aux États-Unis«L’hôpital avait appelé sa famille pour qu’elle lui dise adieu»

Devant l’état désespéré de Lisa Martin, sa famille s’était résolue à débrancher le respirateur qui la maintenait en vie. La veille de l’échéance, la quadragénaire s’est réveillée.

Lisa Martin, 49 ans, revient de loin. Atteinte du Covid-19, cette mère de famille domiciliée en Géorgie était au seuil de la mort quand un «miracle» l’a ramenée auprès des siens. Souffrant de complications en lien avec le virus, l’Américaine était arrivée à l’hôpital de Waycross au mois de septembre. «Son incroyable parcours comprend 59 jours sous respirateur, 40 jours dans un coma artificiel et la survie à une attaque cérébrale», peut-on lire sur la page Facebook de l’hôpital. Le 20 octobre, Lisa était dans le coma et ses yeux ne réagissaient plus.

«L’hôpital a appelé sa famille pour qu’elle lui dise adieu. Ils ont décidé de lui laisser onze jours avant de prendre la décision de la débrancher du ventilateur qui respirait pour elle», explique l’établissement. Le onzième jour, alors que tout espoir semblait perdu, la quadragénaire a commencé à montrer des signes de réactivité. Deux mois après sa miraculeuse guérison, Lisa est sortie en grande pompe de l’hôpital. «Elle utilise actuellement un déambulateur et un fauteuil roulant pour faciliter sa mobilité, et dispose également d’une canule à oxygène pour aider ses poumons», explique à «People» Madison, sa fille.

Lisa, elle, peine à réaliser le chemin qu’elle vient de parcourir: «J’en étais arrivée à un point où j’avais l’impression que personne ne se souciait de moi. Je n’avais pas beaucoup d’amis, mes enfants sont tous grands et indépendants et mon mari travaille tout le temps. Je me sentais seule, mais cette expérience m’a montré à quel point je suis vraiment aimée», confie-t-elle. Très croyante, l’Américaine est persuadée que Dieu est intervenu pour la tirer de là.

Son mari Jeff avoue qu’il ne prenait pas le Covid-19 très au sérieux, mais c’est lui qui a «ramené le virus à la maison». Il espère que l’histoire de sa femme permettra aux personnes vivant le même drame d’y croire jusqu’au bout. «J’ai vu quatre personnes mourir pendant que ma femme se battait. (…) Je suis reconnaissant qu’elle ait survécu, mais je suis aussi très conscient de la douleur que ressentent les personnes qui ont perdu des membres de leur famille à cause de cela», conclut-il.

(joc)

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