Actualisé 30.05.2012 à 09:48

FarcLibération prévue mercredi

Le journaliste français Roméo Langlois, enlevé il y a un mois par les Farc dans le sud de la Colombie, doit être remis aujourd'hui par la guérilla à une mission humanitaire dans la jungle.

Le journaliste avait été enlevé lors de l'attaque d'une brigade militaire qu'il accompagnait dans le fief de la Farc.

Le journaliste avait été enlevé lors de l'attaque d'une brigade militaire qu'il accompagnait dans le fief de la Farc.

La délégation n'attend plus que le feu vert de la rébellion marxiste depuis la localité de Florencia, la capitale du département de Caqueta, où le correspondant de France 24 a été capturé le 28 avril lors d'un reportage sur une opération anti-drogue de l'armée.

Emissaire français

Une fois les coordonnées du site connues, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui dirige les opérations comme l'a réclamé la guérilla, enverra ses véhicules récupérer le journaliste âgé de 35 ans.

Un émissaire spécial de la France, Jean-Baptiste Chavin, chargé de l'Amérique latine au quai d'Orsay, participe à cette mission avec l'ex-sénatrice colombienne Piedad Cordoba, médiatrice de longue date auprès des Farc.

«Nous connaissons déjà la localité mais, par sécurité, nous n'allons pas la révéler», a annoncé la veille Mme Cordoba, directrice de l'ONG «Colombiens et Colombiennes pour la paix».

Une «preuve de vie»

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), principal groupe rebelle du pays, se sont engagées à leur remettre M. Langlois, intialement qualifié de «prisonnier de guerre».

Le journaliste avait été enlevé lors de l'attaque d'une brigade militaire qu'il accompagnait dans le fief de cette guérilla, encore forte de 9200 combattants repliés dans les régions rurales, après un demi-siècle d'existence.

Blessé par un tir au bras durant l'embuscade, qui a provoqué la mort de quatre militaires, le reporter semble toutefois en bonne santé. Une «preuve de vie», sous la forme d'une vidéo tournée par ses geôliers, a été diffusée lundi sur l'antenne de la chaîne latino-américaine Telesur.

L'armée colombienne a de son côté temporairement suspendu ses opérations dans la région, une condition posée par les rebelles afin de garantir leur propre sécurité.

Depuis quatre ans, la guérilla a déjà relâché, grâce à la médiation du CICR et de Mme Cordoba, une trentaine d'otages. En avril, elle avait libéré les derniers policiers et militaires colombiens, après avoir officiellement renoncé à la pratique des enlèvement contre rançon.

(afp)

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