Licenciée pour avoir eu recours à la fécondation in vitro
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Licenciée pour avoir eu recours à la fécondation in vitro

Une enseignante américaine affirme avoir été licenciée par deux écoles catholiques pour avoir eu recours à une fécondation in vitro, jugée immorale par le Vatican.

Kelly Romenesko, 37 ans, enseignait le français dans deux écoles d'Appleton, dans le Wisconsin, lorsqu'elle a demandé des congés en septembre 2004 pour suivre la procédure avec son mari, explique son avocat, James C. Jones. Environ un mois plus tard, cette catholique a annoncé à son employeur qu'elle était enceinte. Quelques jours plus tard, elle était licenciée.

L'administration éducative locale affirme qu'elle n'a pas respecté les termes de son contrat qui prévoient qu'un enseignant doit agir en conformité avec la doctrine catholique, selon l'avocat. «Tout ce qu'elle essayait de faire, c'est d'avoir un enfant, ce qui devrait être une chose formidable», souligne-t-il.

La fécondation in vitro (FIV) est une technique qui permet de ponctionner les ovocytes d'une femme pour les féconder avec les spermatozoïdes de son compagnon ou mari. Les embryons obtenus sont ensuite transférés dans l'utérus de la patiente.

Procédure immorale

L'Eglise catholique juge cette procédure immorale car elle remplace l'union «naturelle» entre un mari et son épouse et peut aboutir à la destruction des embryons. Dans l'affaire de cette enseignante, le couple n'a pas eu recours à un don d'ovules ou de sperme et aucun de ses embryons n'a été détruit.

Kelly Romenesko a déposé plainte pour discrimination contre ses anciens employeurs, qui se sont refusés à tout commentaire. Elle a accouché de jumelles, Alexandria et Allison, en mars 2005, deux mois et demi avant le terme. «Elles sont en pleine forme. C'est un miracle», a-t-elle confié à l'Associated Press.

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