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Foot - Mondial 2018Lichtsteiner voudrait se frotter à la Mannschaft

A trois jours du tirage au sort de la phase de groupes de la Coupe du monde, le cadre de la Nati se confie.

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Bâle, Suisse
Bâle, Suisse

Ricardo Rodriguez et Granit Xhaka se congratulent au coup de sifflet final après la qualification de la Suisse pour le Mondial (Dimanche 12 novembre 2017).

Keystone
Bâle, Suisse
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Dans le temps additionnel, Ricardo Rodriguez a sauvé toute une nation en dégageant un ballon de but nord-irlandais sur la ligne (Dimanche 12 novembre 2017).

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Bâle, Suisse
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Victorieuse 1-0 en Irlande du Nord, la Suisse a conservé son avantage avec un match nul 0-0 à Bâle (Dimanche 12 novembre 2017).

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La Suisse sera bientôt fixée sur son sort pour la Coupe du monde 2018, dont le tirage au sort est programmé vendredi à Moscou. L'occasion de faire le point avec son capitaine, Stephan Lichtsteiner.

Stephan Lichtsteiner, la Suisse disputera l'été prochain sa quatrième Coupe du monde consécutive. Est-ce le signe que la Suisse fait partie des meilleures nations du football?

«Nous ne pouvons pas dire que nous appartenons à la crème de la crème, mais nous faisons assurément partie du top 10 mondial. Nous nous trouvons parmi ces nations qui sont parvenues à s'immiscer et à se maintenir au sein de l'élite élargie, à l'instar par exemple de la Belgique et de la Pologne. Or cela n'a pas été le cas de toutes les équipes.»

A qui pensez-vous?

«A l'Italie notamment, qui va manquer sa première Coupe du monde depuis 1958. De notre côté, nous avons très bien travaillé ces dernières années. Nous pratiquons un bon football et faisons face aux différents défis qui nous sont proposés. L'équipe de Suisse mérite le respect.»

D'où vient cet esprit conquérant de l'équipe de Suisse?

«La Fédération a mis en place des conditions-cadres optimales, et cela a permis de répandre une culture de la performance. Nous disposons, par ailleurs, de plusieurs joueurs chevronnés. Ceux-ci sont régulièrement alignés pour des matches importants dans leur club, en Allemagne, Italie, Angleterre ou Espagne. C'est comme ça que l'on apprend à composer avec la pression. Cette force mentale nous a notamment été précieuse lors du barrage contre l'Irlande du Nord.»

L'équipe de Suisse est-elle désormais capable de franchir un nouveau palier dans les phases finales des grands tournois?

«Il n'y a aucune certitude en football. Une équipe a beau avoir progressé ces dernières années, rien n'indique qu'elle le fera encore à l'avenir. A la Coupe du monde 2014, nous ne sommes pas passés loin d'un exploit en 8es de finale contre l'Argentine. Et lors du dernier Euro, nous avons disputé un très bon tournoi. Malgré tout, les quarts de finale se refusent toujours à nous.»

Quelles sont les conditions de base pour que la Suisse aille encore plus loin l'été prochain en Russie?

«Chacun doit se concentrer sur son travail durant les six prochains mois, et tout faire pour exploiter au mieux son potentiel. Il faut arriver au top de sa forme dès le printemps. Nous devons aussi être épargnés par les blessures, afin de faire jouer la concurrence interne. Sur le plan individuel et collectif, nous devons surtout arriver à nous convaincre qu'il y a quelque chose à aller chercher en Russie. Si c'est le cas, nous pourrons réussir une belle Coupe du monde.»

Par rapport à son dernier grand tournoi à l'Euro 2016, l'équipe de Suisse semble plus au clair au niveau tactique. A-t-elle trouvé son style de jeu?

«Oui, nous savons mieux ce que nous voulons faire, par exemple en conservant davantage le ballon. Nous sommes moins attentistes, nous cherchons plus à contrôler la partie. Nous y sommes parvenus contre l'Irlande du Nord, même si nous avons toujours des carences en terme d'efficacité devant le but. Nous devons en faire davantage pour marquer des goals.»

La Suisse figure dans le deuxième chapeau pour le tirage au sort de vendredi. Quelle équipe du premier chapeau aimeriez-vous affronter?

«L'Allemagne. Cela serait un sacré défi de se frotter aux champions du monde. Et personnellement, j'aimerais bien jouer contre Sami Khedira (réd: son coéquipier à la Juventus).»

En tant que joueur du championnat italien, comment avez-vous vécu l'élimination de la Nazionale pour la Coupe du monde?

«Cela a été un choc violent pour tout le pays, qui respire football du matin jusqu'au soir. J'ose espérer que l'Italie puisse tirer les bonnes conclusions de cet échec. L'Angleterre ou la France, qui sont déjà passés par là, ont réussi à rebondir après de telles périodes.»

Encore une question sur le plan personnel, vous arrivez en fin de contrat au printemps prochain avec la Juventus. De quoi sera fait votre avenir?

«Je ne le sais pas encore. Et même s'il y a plusieurs options qui pourraient m'intéresser pour le futur, je ne pense actuellement qu'à la Juve. Je veux encore une fois gagner le plus de titres possible avec ce club. Une chose est sûre, même si j'aurai 34 ans en janvier, je ressens encore en moi beaucoup d'énergie et d'envie pour jouer au plus haut niveau.» (nxp/ats)

(NewsXpress)

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