Scandale: Lily Allen dédramatise l'usage de cocaïne
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ScandaleLily Allen dédramatise l'usage de cocaïne

Alors qu'elle est furieuse contre sa maison de disques, estimant qu'elle ne s'occupe pas d'elle a sa juste valeur, la chanteuse britannique regrette que la cocaïne aie une connotation si négative dans l'esprit des gens.

Interviewée par le Sun à l'occasion de la promotion de son nouvel album, Lily Allen s'est laissée aller à des propos qui font déjà polémique en Grande-Bretagne.

La chanteuse en a marre que dans l'esprit des gens ce ne sont que des prostituées, des toxicomanes ou des dealers qui prennent de la drogue. Pour elle cela est loin de refléter la réalité.

«Je connais beaucoup de personnes qui prennent de la cocaïne trois fois par semaine, qui se lèvent et vont au boulot tous les jours, sans problème», explique Lily Allen. «Mais on n'entend jamais cette partie de l'histoire. Je ne porte aucun jugement mais ce serait mieux si les gens évitaient de faire du sensationnel à ce propos…».

Vives réactions

Les réactions aux propos tenus par la chanteuse ne se sont pas fait attendre. «Il ne fait aucun doute que les drogues alimentent la criminalité et détruisent la vie», a déclaré Dominic Grieve, membre du ministère de l'intérieur britannique, précisant: «Il est naïf de penser qu'un usage de drogue peut engendrer autre chose que du malheur ou de la souffrance»

David Haynes, le responsable de la National Drug Prevention Alliance anglaise a également tenu à s'exprimer à ce sujet: «Si quelqu'un comme Lily Allen fait de telles déclarations, cela a une influence très mauvaise sur la jeunesse. En Grande-Bretagne, nous avons déjà beaucoup de problèmes avec la drogue et elle ne fait que jeter de l'huile sur le feu».

Si Lily Allen banalise l'usage de cocaïne, elle n'en est cependant pas une fervente utilisatrice. Elle affirme avoir essayé avec des amis dans sa jeunesse, entraînée par l'effet de masse, mais ne pas avoir apprécié.

Fâchée contre sa maison de disques

Lily Allen s'en est prise à sa maison de disques, qui ne lui permet pas de voyager dans le confort et ne l'aurait pas suffisamment payée. La chanteuse affirme n'avoir gagné que 72 500 dollars des ventes de son premier album, «Alright, Still», sorti en 2006, qui s'est vendu à près de 2 millions d'exemplaires dans le monde.

Elle affirme en outre qu'elle est même obligée de descendre dans des hôtels bas de gamme lorsqu'elle fait la promotion de sa musique à l'étranger, parce que les responsables de sa maison de disques, EMI Records, refusent de lui payer des hôtels de luxe: «Il y a 20 ans, on m'aurait réservée le Ritz avec 5g de cocaïne sur ma table de nuit, 10 bouquets de fleurs et de nouveaux vêtements. Un chauffeur disponible 24h/24h.

Maintenant j'ai de la chance si on me paye la carte du métro».

«Voulez-vous que je me fasse violer ou tuer?»

De passage dans la capitale hexagonale pour sa promo, Lily Allen avoue avoir eu très peur quand elle a vu où elle devait loger: «J'ai demandé un hôtel à Paris, et j'ai eu le droit à un petit hôtel 2 étoiles dans le 8ème arrondissement, toute seule sans entourage. Je leur ai dit 'Voulez-vous que je me fasse violer ou tuer ?' Je ne suis pas snob, mais je dois voyager pour mon travail, alors pourquoi est-ce que ça ne peut pas être sympa pour moi, lorsque ça leur rapporte de l'argent?»

Heureusement plus de peur que de mal, le séjour parisien de la star s'est finalement très bien passé.

Auteur: fab avec wenn

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