Lily paralysée par le trac, sauvée par sa voix
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Lily paralysée par le trac, sauvée par sa voix

Une voix limpide glisse sur des rythmes pop, reggae, hip-hop, soul. Rafraîchissant. Un jeu de scène fade. Décevant.

Double facette. On s'attendait à voir pétiller une jolie peste effrontée samedi soir au Métropole. Le public du Festival Metropop a découvert une jeune fille de 21 ans au look de post-ado mal dans sa peau. Dans son jogging gris, trop large, trop long, trop «sac», elle a semblé camoufler ses rondeurs. Un look de garçon manqué mélangé à celui d'une poupée saturée de bijoux. Déroutant.

Miss Allen renvoie l'image d'une gamine en répétition de concert. Elle pique des clopes à son pote musicien et se les grille entre les couplets. Clouée par la timidité, ou la découverte de la scène, elle s'est rapprochée trop lentement des spectateurs.

Il faut dire que sa notoriété remonte à cet été seulement. Surnommée la «lolita pop» dans les médias, grâce au succès de son premier album, «Alright, Stil», elle se rôde à peine en live après avoir joué la starlette sur Internet.

L'ambiance piste de danse règne dans la fosse, jusqu'au tube «Smile». Dernière chanson, premiers signes de survoltage. Les bras se lèvent, la foule entonne les envies de vengeance d'une amoureuse délaissée.

Côté chant, l'artiste assure et s'amuse. Au milieu d'une petite dizaine de musiciens, sa voix limpide et sensuelle s'impose. Lily Allen, «ça s'écoute à la radio», juge au final une festivalière parisienne. Un talent à confirmer en concert.

Sophie Roselli

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